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Brèves d'eau

Forum mondial de l'eau : Les idées alternatives ne sont plus marginales 03/12  -  par Maurice

24 mars 2012

Forum mondial de l'eau : Les idées alternatives ne sont plus marginales

Forum mondial de l'eau : Les idées alternatives ne sont plus marginales

Le Conseil mondial de l'eau, qui a organisé le Forum mondial de l'eau à
Marseille la semaine dernière, se présente maintenant comme une « ONG ».
Drôle d'ONG qui regroupe pouvoirs publics et multinationales sous la
houlette du PDG d'une filiale de Veolia.

N'est-ce pas l'aveu de la partialité d'un forum qui prétend élaborer la
politique de l'eau à l'échelle de la planète ? Imaginons par exemple qu'à
la place de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), nous ayons un Salon
de l'industrie pharmaceutique. Au-delà de ce défaut majeur de conception,
le Forum mondial de l'eau est aujourd'hui disqualifié par l'échec des «
solutions » qu'il n'a de cesse de proposer depuis sa création. Il y a dix
ans, en effet, le PDG de Suez vantait l'implantation de son entreprise dans
plusieurs grandes villes du monde pour résoudre la crise mondiale de l'eau.
Depuis, la plupart de ces contrats ont été rompus sous la pression des
populations, qui ne pouvaient supporter les hausses vertigineuses des
tarifs ou la dégradation des services rendus. Du côté de Veolia, ce n'est
pas mieux, la multinationale a réduit son implantation de 77 à 40 pays pour
des raisons semblables. Et qu'on ne vienne pas nous expliquer que cela est
nuisible à l'emploi. Dans les services publics de l'eau, les emplois ne
peuvent pas être délocalisés, c'est au contraire avec les multinationales
que la chasse à l'emploi est ouverte sous prétexte de réaliser des gains de
productivité.
C'est donc l'échec des « solutions » du Forum mondial de l'eau qui a rendu
indispensable un Forum alternatif mondial de l'eau (Fame), portant de tout
autres valeurs, de plus en plus partagées partout dans le monde. L'eau
considérée comme un bien commun, qui a constitué une véritable lame de fond
lors du référendum italien en juin dernier. L'eau reconnue comme un droit
humain par l'ONU. L'eau remunicipalisée à Paris, au cour du modèle français
de gestion privatisée, la reprise en main du suivi ou la renégociation de
leurs contrats par nombre de villes. Mais aussi la valorisation des formes
communautaires et citoyennes de gestion (qui représentent 1/6 des services
d'eau au Sri Lanka). Ou encore le combat écologique pour la qualité de
l'eau et pour la vie, qui s'exprime avec une dynamique sans précédent
contre l'exploitation des gaz de schiste.
Aujourd'hui déjà, les idées alternatives ne sont plus marginales : elles
ont vocation à devenir majoritaires demain. Á la pensée unique du Forum
mondial, le Fame préfère l'échange d'expériences, la confrontation d'idées,
la pluralité des voix et des voies. Le Forum l'a prouvé avec la tenue de
plus de 180 ateliers, conférences, débats, et la venue de représentants de
50 pays. La France devrait s'honorer de cette vitalité citoyenne, respecter
et soutenir la libre initiative des associations. C'est malheureusement
tout le contraire qui se produit : le gouvernement finance à fonds perdus -
de l'ordre de 30 millions d'euros - le Forum mondial au moment même où les
multinationales s'en désengagent financièrement, mais refuse le moindre
centime au Forum alternatif.
C'est incompréhensible du point de vue du pluralisme et c'est même
contraire aux traditions républicaines. Mais c'est aussi le démenti brutal
de tous les discours en faveur du droit à l'eau que tient ce même
gouvernement. Par ses actes, il soutient à bras-le-corps une initiative
commerciale déguisée et sanctionne les citoyens et les organisations qui
agissent au quotidien pour le droit à l'eau. Ceux-là et toutes celles et
ceux qu'indigne le scandale d'une partie de l'humanité toujours privée
d'eau et d'assainissement, avaient rendez-vous à Marseille au Forum
alternatif mondial de l'eau pour lancer la nouvelle étape du droit à l'eau
et à l'assainissement, celle de son application.

(*) Gabriel Amard, président de la régie publique de l'eau des Lacs de
l'Essonne ; Magali Giovannangeli, présidente de la communauté
d'agglomération d'Aubagne ; Marc Laimé, journaliste ; Jean-Claude Oliva,
association EAU ; Nathalie Péré-Marzano, Crid ; Jacques Perreux, conseiller
régional d'Île-de-France ; Michel Partage, conseiller général du Var ;
Emmanuel Poilane, Fondation France Libertés ; Jean Rousseau, Emmaüs
international ; Jean-Luc Touly, Anticor ; Gabriella Zanzanaini, Food and
Water Europe

24 mars 2012

Forum mondial de l'eau : Les idées alternatives ne sont plus marginales

Forum mondial de l'eau : Les idées alternatives ne sont plus marginales

Le Conseil mondial de l'eau, qui a organisé le Forum mondial de l'eau à
Marseille la semaine dernière, se présente maintenant comme une « ONG ».
Drôle d'ONG qui regroupe pouvoirs publics et multinationales sous la
houlette du PDG d'une filiale de Veolia.

N'est-ce pas l'aveu de la partialité d'un forum qui prétend élaborer la
politique de l'eau à l'échelle de la planète ? Imaginons par exemple qu'à
la place de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), nous ayons un Salon
de l'industrie pharmaceutique. Au-delà de ce défaut majeur de conception,
le Forum mondial de l'eau est aujourd'hui disqualifié par l'échec des «
solutions » qu'il n'a de cesse de proposer depuis sa création. Il y a dix
ans, en effet, le PDG de Suez vantait l'implantation de son entreprise dans
plusieurs grandes villes du monde pour résoudre la crise mondiale de l'eau.
Depuis, la plupart de ces contrats ont été rompus sous la pression des
populations, qui ne pouvaient supporter les hausses vertigineuses des
tarifs ou la dégradation des services rendus. Du côté de Veolia, ce n'est
pas mieux, la multinationale a réduit son implantation de 77 à 40 pays pour
des raisons semblables. Et qu'on ne vienne pas nous expliquer que cela est
nuisible à l'emploi. Dans les services publics de l'eau, les emplois ne
peuvent pas être délocalisés, c'est au contraire avec les multinationales
que la chasse à l'emploi est ouverte sous prétexte de réaliser des gains de
productivité.
C'est donc l'échec des « solutions » du Forum mondial de l'eau qui a rendu
indispensable un Forum alternatif mondial de l'eau (Fame), portant de tout
autres valeurs, de plus en plus partagées partout dans le monde. L'eau
considérée comme un bien commun, qui a constitué une véritable lame de fond
lors du référendum italien en juin dernier. L'eau reconnue comme un droit
humain par l'ONU. L'eau remunicipalisée à Paris, au cour du modèle français
de gestion privatisée, la reprise en main du suivi ou la renégociation de
leurs contrats par nombre de villes. Mais aussi la valorisation des formes
communautaires et citoyennes de gestion (qui représentent 1/6 des services
d'eau au Sri Lanka). Ou encore le combat écologique pour la qualité de
l'eau et pour la vie, qui s'exprime avec une dynamique sans précédent
contre l'exploitation des gaz de schiste.
Aujourd'hui déjà, les idées alternatives ne sont plus marginales : elles
ont vocation à devenir majoritaires demain. Á la pensée unique du Forum
mondial, le Fame préfère l'échange d'expériences, la confrontation d'idées,
la pluralité des voix et des voies. Le Forum l'a prouvé avec la tenue de
plus de 180 ateliers, conférences, débats, et la venue de représentants de
50 pays. La France devrait s'honorer de cette vitalité citoyenne, respecter
et soutenir la libre initiative des associations. C'est malheureusement
tout le contraire qui se produit : le gouvernement finance à fonds perdus -
de l'ordre de 30 millions d'euros - le Forum mondial au moment même où les
multinationales s'en désengagent financièrement, mais refuse le moindre
centime au Forum alternatif.
C'est incompréhensible du point de vue du pluralisme et c'est même
contraire aux traditions républicaines. Mais c'est aussi le démenti brutal
de tous les discours en faveur du droit à l'eau que tient ce même
gouvernement. Par ses actes, il soutient à bras-le-corps une initiative
commerciale déguisée et sanctionne les citoyens et les organisations qui
agissent au quotidien pour le droit à l'eau. Ceux-là et toutes celles et
ceux qu'indigne le scandale d'une partie de l'humanité toujours privée
d'eau et d'assainissement, avaient rendez-vous à Marseille au Forum
alternatif mondial de l'eau pour lancer la nouvelle étape du droit à l'eau
et à l'assainissement, celle de son application.

(*) Gabriel Amard, président de la régie publique de l'eau des Lacs de
l'Essonne ; Magali Giovannangeli, présidente de la communauté
d'agglomération d'Aubagne ; Marc Laimé, journaliste ; Jean-Claude Oliva,
association EAU ; Nathalie Péré-Marzano, Crid ; Jacques Perreux, conseiller
régional d'Île-de-France ; Michel Partage, conseiller général du Var ;
Emmanuel Poilane, Fondation France Libertés ; Jean Rousseau, Emmaüs
international ; Jean-Luc Touly, Anticor ; Gabriella Zanzanaini, Food and
Water Europe

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Publié le 16/04/2016 14:52   | Tous les billets | Prévisualiser...   Imprimer...   | Haut
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