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Blog - La bande à bonne'eau


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Suez cherche à se renforcer sur le marché de l'eau 12/11  -  par   Maurice

1 décembre 2011

Suez cherche à se renforcer sur le marché de l'eau

Le groupe de services aux collectivités propose des contrats plus transparents aux élus, alors que plusieurs villes envisagent de retirer la gestion de l'eau aux opérateurs privés pour passer en régie publique.

«Changer de modèle» est devenu un leitmotiv chez la Lyonnaise des eaux, filiale du numéro deux mondial des services aux collectivités locales, Suez Environnement.

«Nos propositions répondent au constat partagé qu'il faut réinventer la gouvernance de l'eau, prendre en compte les enjeux environnementaux et sociaux et répondre à la forte demande d'information des citoyens», explique Philippe Maillard, le nouveau patron de la Lyonnaise des eaux, qui présente ce mardi, au Congrès des maires de France, son «contrat pour la sécurité de l'eau».

Après le virage opéré par Paris en 2010, plusieurs villes envisagent de retirer la gestion de l'eau aux opérateurs privés pour passer en régie publique. Bordeaux basculera bientôt. Évry, Lyon et Lille se posent la question. Entre les problématiques d'accès aux ressources -largement soulignées par la sécheresse du printemps dernier-, les interrogations sur le prix de l'eau et la nécessité d'investir, le sujet est plus que sensible.

La Lyonnaise, qui gère 2400 contrats d'approvisionnement en eau potable et d'assainissement des eaux usées, veut donc convaincre les élus qu'un opérateur privé, le groupe Suez en l'occurrence, peut répondre à leurs attentes.

Après deux ans de dia­logue sur ce sujet dans le cadre de son forum «Idées neuves sur l'eau», la Lyonnaise propose aux élus de «renforcer leurs moyens de contrôle, d'accéder de façon plus transparente aux informations sur les prix et les investissements et de valoriser leur bilan eau vis-à-vis des habitants de leurs communes».

Nouvelle gouvernance

Concrètement, cela passe par une gouvernance élargie, ouverte aux consommateurs et par la remontée d'informations plus précises. Les commerciaux de la Lyonnaise des eaux, qui feront le tour de leurs clients (10% environ renouvellent actuellement leurs contrats) dans les prochaines semaines, espèrent aussi les convaincre de modifier la rémunération.

«Elle pourra être axée sur la qualité des services apportés, les performances environnementales (CO2 émis, impact des rejets des stations d'épuration sur l'environnement, réduction des fuites dans les réseaux, etc.)», explique Philippe Maillard.

Suez Environnement prévoit aussi un «observatoire des polluants émergents» à partir des études que ses 500 chercheurs internes réalisent ou collectent en France et dans le monde.

Mais la filiale de GDF Suez ne s'arrêtera pas là. À défaut d'être leader (Veoliadétient 39% du marché dans l'Hexagone, Suez 20%, la Saur 11% et les régies publiques 30%) Suez Environnement veut être un pionnier. Un nouveau forum dirigé par Martin Hirsch, ex-haut-commissaire aux Solidarités actives, s'ouvrira début 2012.

Objectif, proposer un nouveau mode de facturation, alors que la pratique de l'abonnement est accusée de pénaliser les petits consommateurs et que le prix au mètre cube est peu adapté à la diminution de l'eau consommée et aux besoins écologiques grandissants.

LIRE AUSSI :

» Les collectivités revoient leur gestion de l'eau potable

» Trop de fuites dans les réseaux d'eau potable

Par Armelle Bohineust      Publié le 21/11/2011 à 12:58

1 décembre 2011

Suez cherche à se renforcer sur le marché de l'eau

Le groupe de services aux collectivités propose des contrats plus transparents aux élus, alors que plusieurs villes envisagent de retirer la gestion de l'eau aux opérateurs privés pour passer en régie publique.

«Changer de modèle» est devenu un leitmotiv chez la Lyonnaise des eaux, filiale du numéro deux mondial des services aux collectivités locales, Suez Environnement.

«Nos propositions répondent au constat partagé qu'il faut réinventer la gouvernance de l'eau, prendre en compte les enjeux environnementaux et sociaux et répondre à la forte demande d'information des citoyens», explique Philippe Maillard, le nouveau patron de la Lyonnaise des eaux, qui présente ce mardi, au Congrès des maires de France, son «contrat pour la sécurité de l'eau».

Après le virage opéré par Paris en 2010, plusieurs villes envisagent de retirer la gestion de l'eau aux opérateurs privés pour passer en régie publique. Bordeaux basculera bientôt. Évry, Lyon et Lille se posent la question. Entre les problématiques d'accès aux ressources -largement soulignées par la sécheresse du printemps dernier-, les interrogations sur le prix de l'eau et la nécessité d'investir, le sujet est plus que sensible.

La Lyonnaise, qui gère 2400 contrats d'approvisionnement en eau potable et d'assainissement des eaux usées, veut donc convaincre les élus qu'un opérateur privé, le groupe Suez en l'occurrence, peut répondre à leurs attentes.

Après deux ans de dia­logue sur ce sujet dans le cadre de son forum «Idées neuves sur l'eau», la Lyonnaise propose aux élus de «renforcer leurs moyens de contrôle, d'accéder de façon plus transparente aux informations sur les prix et les investissements et de valoriser leur bilan eau vis-à-vis des habitants de leurs communes».

Nouvelle gouvernance

Concrètement, cela passe par une gouvernance élargie, ouverte aux consommateurs et par la remontée d'informations plus précises. Les commerciaux de la Lyonnaise des eaux, qui feront le tour de leurs clients (10% environ renouvellent actuellement leurs contrats) dans les prochaines semaines, espèrent aussi les convaincre de modifier la rémunération.

«Elle pourra être axée sur la qualité des services apportés, les performances environnementales (CO2 émis, impact des rejets des stations d'épuration sur l'environnement, réduction des fuites dans les réseaux, etc.)», explique Philippe Maillard.

Suez Environnement prévoit aussi un «observatoire des polluants émergents» à partir des études que ses 500 chercheurs internes réalisent ou collectent en France et dans le monde.

Mais la filiale de GDF Suez ne s'arrêtera pas là. À défaut d'être leader (Veoliadétient 39% du marché dans l'Hexagone, Suez 20%, la Saur 11% et les régies publiques 30%) Suez Environnement veut être un pionnier. Un nouveau forum dirigé par Martin Hirsch, ex-haut-commissaire aux Solidarités actives, s'ouvrira début 2012.

Objectif, proposer un nouveau mode de facturation, alors que la pratique de l'abonnement est accusée de pénaliser les petits consommateurs et que le prix au mètre cube est peu adapté à la diminution de l'eau consommée et aux besoins écologiques grandissants.

LIRE AUSSI :

» Les collectivités revoient leur gestion de l'eau potable

» Trop de fuites dans les réseaux d'eau potable

Par Armelle Bohineust      Publié le 21/11/2011 à 12:58

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Publié le 19/04/2016 13:34   | |    |