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Blog - La bande à bonne'eau


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VEOLIA ET SUEZ LORGNENT LE MARCHÉ DES GAZ DE SCHISTE 05/12  -  par   Maurice

5 mai 2012

VEOLIA ET SUEZ LORGNENT LE MARCHÉ DES GAZ DE SCHISTE

REMOUS
VEOLIA ET SUEZ LORGNENT LE MARCHÉ DES GAZ DE SCHISTE
PAR MARC LAIMÉ, 28 AVRIL 2012

La tristement célèbre technologie de la « fracturation hydraulique » consomme des quantités d’eau phénoménales. L’extraction des gaz et huiles de schiste s’avère dévastatrice pour les ressources en eau. Dès lors, à l’image de leurs homologues, entreprises privées américaines de distribution d’eau, Veolia et Suez se préparent, sans le dire, à mettre leur savoir-faire au service des entreprises minières et gazières qui exploitent les gaz de schiste.

Deux des plus grandes entreprises privées de l’eau américaines American Water(présente dans 30 états), et Aqua America (présente dans 11 états), vendent de l’eau aux entreprises minières qui forent le sous-sol aux Etats-unis pour en extraire des gaz et huiles de schiste, puis retraitent leurs eaux usées, aggravant la détérioration de la qualité des ressources en eau, déjà gravement polluées aux Etats-Unis…

Ces deux firmes participent par ailleurs activement aux intenses activités de lobbying conduites par les puissants consortiums miniers et gaziers nord-américains, qui exercent une pression maximale sur les partis démocrate et républicain, à quelques mois de l’élection présidentielle américaine, comme l’a dénoncé le site Alternet le 19 avril 2012, stigmatisant un choquant conflit d’intérêt, s’agissant d’entreprises qui sont d’abord censées fournir de l’eau potable aux millions d’usagers qu’elles desservent.

En France, lors même qu’ils refusent officiellement de s’exprimer sur cette question sensible, Veolia et Suez, les deux leaders mondiaux de l’eau, ne pouvaient se désintéresser de ce nouveau marché qui explose littéralement.

Ainsi, interrogé par le mensuel économique Capital, qui publie dans son édition de mai 2012 une enquête intitulée « Veolia. Pourquoi le champion de l’eau a plongé », M. Jean-Michel Herrewin, qui a succédé à M. Antoine Frérot à la direction de Veolia Eau, indique « qu’à plus long terme, Veolia veut réorienter sa branche eau vers des marchés en forte croissance (Europe de l’Est et Asie) et sur des secteurs à plus forte valeur ajoutée. « Nous avons de très beaux projets dans les mines, le pétrole ou les exploitations de schistes bitumineux, tous énormes consommateurs d’eau », précise Jean-Michel Herrewin.

Suez « ne communique pas sur ce sujet ».

Mais compte tenu de l’urgence de développer de nouveaux relais de croissance, puisque le modèle économique historique des entreprises de l’eau est en crise sévère (baisse structuelle des consommations d’eau potable), sans parler du regain de faveur de la gestion publique, le doute n’est guère permis.

A l’Est, en Pologne, au Canada, à l’image de Total aux Etats-Unis, avant la France, peut-être un jour, Veolia et Suez, forts de leur expertise incontestable, vont de plus en plus s’intéresser aux gaz de schiste.

Lire aussi :

- « Those Who Control Oil and Water Will Control the World »

John Gray, Alternet, 7 avril 2008.

5 mai 2012

VEOLIA ET SUEZ LORGNENT LE MARCHÉ DES GAZ DE SCHISTE

REMOUS
VEOLIA ET SUEZ LORGNENT LE MARCHÉ DES GAZ DE SCHISTE
PAR MARC LAIMÉ, 28 AVRIL 2012

La tristement célèbre technologie de la « fracturation hydraulique » consomme des quantités d’eau phénoménales. L’extraction des gaz et huiles de schiste s’avère dévastatrice pour les ressources en eau. Dès lors, à l’image de leurs homologues, entreprises privées américaines de distribution d’eau, Veolia et Suez se préparent, sans le dire, à mettre leur savoir-faire au service des entreprises minières et gazières qui exploitent les gaz de schiste.

Deux des plus grandes entreprises privées de l’eau américaines American Water(présente dans 30 états), et Aqua America (présente dans 11 états), vendent de l’eau aux entreprises minières qui forent le sous-sol aux Etats-unis pour en extraire des gaz et huiles de schiste, puis retraitent leurs eaux usées, aggravant la détérioration de la qualité des ressources en eau, déjà gravement polluées aux Etats-Unis…

Ces deux firmes participent par ailleurs activement aux intenses activités de lobbying conduites par les puissants consortiums miniers et gaziers nord-américains, qui exercent une pression maximale sur les partis démocrate et républicain, à quelques mois de l’élection présidentielle américaine, comme l’a dénoncé le site Alternet le 19 avril 2012, stigmatisant un choquant conflit d’intérêt, s’agissant d’entreprises qui sont d’abord censées fournir de l’eau potable aux millions d’usagers qu’elles desservent.

En France, lors même qu’ils refusent officiellement de s’exprimer sur cette question sensible, Veolia et Suez, les deux leaders mondiaux de l’eau, ne pouvaient se désintéresser de ce nouveau marché qui explose littéralement.

Ainsi, interrogé par le mensuel économique Capital, qui publie dans son édition de mai 2012 une enquête intitulée « Veolia. Pourquoi le champion de l’eau a plongé », M. Jean-Michel Herrewin, qui a succédé à M. Antoine Frérot à la direction de Veolia Eau, indique « qu’à plus long terme, Veolia veut réorienter sa branche eau vers des marchés en forte croissance (Europe de l’Est et Asie) et sur des secteurs à plus forte valeur ajoutée. « Nous avons de très beaux projets dans les mines, le pétrole ou les exploitations de schistes bitumineux, tous énormes consommateurs d’eau », précise Jean-Michel Herrewin.

Suez « ne communique pas sur ce sujet ».

Mais compte tenu de l’urgence de développer de nouveaux relais de croissance, puisque le modèle économique historique des entreprises de l’eau est en crise sévère (baisse structuelle des consommations d’eau potable), sans parler du regain de faveur de la gestion publique, le doute n’est guère permis.

A l’Est, en Pologne, au Canada, à l’image de Total aux Etats-Unis, avant la France, peut-être un jour, Veolia et Suez, forts de leur expertise incontestable, vont de plus en plus s’intéresser aux gaz de schiste.

Lire aussi :

- « Those Who Control Oil and Water Will Control the World »

John Gray, Alternet, 7 avril 2008.

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Publié le 19/04/2016 14:00   | |    |