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Blog - La bande à bonne'eau


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Gabriel Amard dérange la Lyonnaise des eaux (Suez), suite.. 07/12  -  par   Maurice

12 juillet  2012

Gabriel Amard dérange la Lyonnaise des eaux (Suez), suite..

Le président de la communauté d’agglomération des Lacs de l’Essonne est dans le collimateur du géant privé, qui craint la concurrence de la régie publique de distribution d’eau potable.

Gabriel Amard dérange la Lyonnaise des eaux (Suez)

florence méréo | Publié le 07.07.2012

  
Dans un document que s’est procuré le site Marianne2.fr, on apprend que l’entreprise a voulu discréditer l’action de la régie publique de l’agglomération Lacs de l’Essonne.

Dans un document que s’est procuré le site Marianne2.fr, on apprend que l’entreprise a voulu discréditer l’action de la régie publique de l’agglomération Lacs de l’Essonne.
 

Lyonnaise des eaux a-t-elle voulu faire boire la tasse à Gabriel Amard? Une enquête publiée hier sur le site Marianne2.fr montre comment le géant privé a voulu déstabiliser la régie publique d’eau de la communauté d’agglomération des Lacs de l’Essonne (la CALE, qui regroupe Viry et Grigny). Dans un document de quatre pages que le site s’est procuré, on apprend que la multinationale a passé contrat jusqu’en décembre avec Vae Solis, un cabinet de conseil en stratégie de communication et gestion de crise, pour « limiter, réduire, en la discréditant sur le fond » la communication de l’agglomération concernant sa régie.

« Il faut une loi pour mettre fin à ces pratiques »

GABRIEL AMARD président de l’agglo des Lacs de l’Essonne

Propos recueillis par f.m. | Publié le 07.07.2012,

VIRY-CHÂTILLON, RÉGIE PUBLIQUE DE L’EAU, LE 1er JANVIER 2011. Gabriel Amard.

VIRY-CHÂTILLON, RÉGIE PUBLIQUE DE L’EAU, LE 1er JANVIER 2011. Gabriel Amard.

C’est dans le train qui le ramenait hier de Dax (Landes), où il donnait une conférence… sur l’eau, que Gabriel Amard a découvert ce qu’il juge être une « entreprise ouverte de déstabilisation ».

Etiez-vous au courant du contrat qui lie Lyonnaise des eaux à Vae Solis?
GABRIEL AMARD.
Absolument pas. Je lis avec effarement les documents et trouve inouï que de telles pratiques puissent exister. Si les documents sont vrais, cela veut dire qu’il y a des gens payés pour déstabiliser le choix des citoyens et des élus. Cela relève de la qualification juridique.

Cela signifie-t-il que vous comptez déposer plainte?
Je laisse le temps aux avocats d’étudier le dossier, mais je demande d’ores et déjà au gouvernement de prendre des dispositions pour que cessent ces procédés. Il faut une loi claire, précise et rapide pour y mettre fin.

Pensez-vous être une réelle menace pour Lyonnaise des eaux?
Dans le Nord-Essonne, l’entreprise a trois usines de potabilisation de l’eau (Morsang, Montgeron et Viry). C’est un pré carré, un monopole. Or il n’est pas à exclure que la régie, avec d’autres villes, se dote de son propre outil de potabilisation. Et, surtout, il est prévu que notre agglomération soit alimentée par Eau de Paris, qui revend son eau à prix coûtant. Le lobby de l’eau n’accepte pas notre choix. Nous ne céderons pas.


La méthode? Des « notes blanches », des « rencontres confidentielles », la diffusion des « éléments d’informations auprès des principales figures de l’opposition ». Le tout facturé 65000 € HT, avec un bonus de 45000 € en cas de succès. Par « succès », il faut entendre « le renoncement par Eau de Paris et la CALE au projet d’alimentation de Viry par Eau de Paris ». C’est là que le bât blesse.

Des méthodes discutables

Gabriel Amard, le président de la CALE, membre du Parti de gauche, a toujours eu l’ambition de rompre le contrat qui le liait à Veolia. Le 1er janvier 2011, il y parvient et crée sa régie publique de distribution d’eau potable. Pour l’alimentation, il est « obligé » de continuer à acheter l’eau à Lyonnaise des eaux (Groupe Suez) mais projette de se raccorder en 2013 à la publique Eau de Paris.

De quoi faire voir le verre à moitié vide aux multinationales. Car Amard s’est fait le chantre de la promotion de l’eau publique et ne lésine pas sur ses déplacements en France pour taper sur les doigts de Suez et de Veolia. Dans son dernier ouvrage, le « Guide de la gestion publique de l’eau », le proche de Jean-Luc Mélenchon estime qu’« en moyenne la gestion privée est toujours 25% plus chère que le coût de revient au mètre cube en régie publique ».

Des attitudes jugées « agressives » et menaçantes pour « la croissance de l’entreprise » par la Lyonnaise, qui confirmait hier l’existence de ce contrat avec Vae Solis. « Pour une entreprise comme la nôtre, il n’y a rien d’anormal à faire appel à de la communication pour se faire entendre, estime Nicolas Lévy, en charge de la communication pour le sud de l’Ile-de-France. C’est une pratique courante qui permet de faire passer des messages. »

Ce qui étonne, c’est l’absence de transparence dans la démarche. Vae Solis alimente un blog, Mon Viry Nature, en se faisant passer pour un habitant lambda de la ville. L’objet du blog : expliquer les problèmes de qualité de l’eau… de la régie publique. Et c’est en tant qu’habitant que Vae Solis a contacté l’opposant Nouveau Centre Jean-Marie Vilain pour l’inciter à reprendre ses arguments. A la question d’une rencontre, l’auteur du blog décline mais propose de fournir d’autres documents. « L’entreprise essaie de faire valoir ses intérêts mais de le faire en cachette, ce n’est pas normal », estime l’élu. Sur la question de la non-transparence, Lyonnaise des eaux considère que « c’est plus efficace pour donner de la légitimité à nos propos. Quand c’est nous qui parlons directement, nous ne sommes pas entendus »…
http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/vae-solis-l-eau-et-le-soleil-119601

12 juillet  2012

Gabriel Amard dérange la Lyonnaise des eaux (Suez), suite..

Le président de la communauté d’agglomération des Lacs de l’Essonne est dans le collimateur du géant privé, qui craint la concurrence de la régie publique de distribution d’eau potable.

Gabriel Amard dérange la Lyonnaise des eaux (Suez)

florence méréo | Publié le 07.07.2012

  
Dans un document que s’est procuré le site Marianne2.fr, on apprend que l’entreprise a voulu discréditer l’action de la régie publique de l’agglomération Lacs de l’Essonne.

Dans un document que s’est procuré le site Marianne2.fr, on apprend que l’entreprise a voulu discréditer l’action de la régie publique de l’agglomération Lacs de l’Essonne.
 

Lyonnaise des eaux a-t-elle voulu faire boire la tasse à Gabriel Amard? Une enquête publiée hier sur le site Marianne2.fr montre comment le géant privé a voulu déstabiliser la régie publique d’eau de la communauté d’agglomération des Lacs de l’Essonne (la CALE, qui regroupe Viry et Grigny). Dans un document de quatre pages que le site s’est procuré, on apprend que la multinationale a passé contrat jusqu’en décembre avec Vae Solis, un cabinet de conseil en stratégie de communication et gestion de crise, pour « limiter, réduire, en la discréditant sur le fond » la communication de l’agglomération concernant sa régie.

« Il faut une loi pour mettre fin à ces pratiques »

GABRIEL AMARD président de l’agglo des Lacs de l’Essonne

Propos recueillis par f.m. | Publié le 07.07.2012,

VIRY-CHÂTILLON, RÉGIE PUBLIQUE DE L’EAU, LE 1er JANVIER 2011. Gabriel Amard.

VIRY-CHÂTILLON, RÉGIE PUBLIQUE DE L’EAU, LE 1er JANVIER 2011. Gabriel Amard.

C’est dans le train qui le ramenait hier de Dax (Landes), où il donnait une conférence… sur l’eau, que Gabriel Amard a découvert ce qu’il juge être une « entreprise ouverte de déstabilisation ».

Etiez-vous au courant du contrat qui lie Lyonnaise des eaux à Vae Solis?
GABRIEL AMARD.
Absolument pas. Je lis avec effarement les documents et trouve inouï que de telles pratiques puissent exister. Si les documents sont vrais, cela veut dire qu’il y a des gens payés pour déstabiliser le choix des citoyens et des élus. Cela relève de la qualification juridique.

Cela signifie-t-il que vous comptez déposer plainte?
Je laisse le temps aux avocats d’étudier le dossier, mais je demande d’ores et déjà au gouvernement de prendre des dispositions pour que cessent ces procédés. Il faut une loi claire, précise et rapide pour y mettre fin.

Pensez-vous être une réelle menace pour Lyonnaise des eaux?
Dans le Nord-Essonne, l’entreprise a trois usines de potabilisation de l’eau (Morsang, Montgeron et Viry). C’est un pré carré, un monopole. Or il n’est pas à exclure que la régie, avec d’autres villes, se dote de son propre outil de potabilisation. Et, surtout, il est prévu que notre agglomération soit alimentée par Eau de Paris, qui revend son eau à prix coûtant. Le lobby de l’eau n’accepte pas notre choix. Nous ne céderons pas.


La méthode? Des « notes blanches », des « rencontres confidentielles », la diffusion des « éléments d’informations auprès des principales figures de l’opposition ». Le tout facturé 65000 € HT, avec un bonus de 45000 € en cas de succès. Par « succès », il faut entendre « le renoncement par Eau de Paris et la CALE au projet d’alimentation de Viry par Eau de Paris ». C’est là que le bât blesse.

Des méthodes discutables

Gabriel Amard, le président de la CALE, membre du Parti de gauche, a toujours eu l’ambition de rompre le contrat qui le liait à Veolia. Le 1er janvier 2011, il y parvient et crée sa régie publique de distribution d’eau potable. Pour l’alimentation, il est « obligé » de continuer à acheter l’eau à Lyonnaise des eaux (Groupe Suez) mais projette de se raccorder en 2013 à la publique Eau de Paris.

De quoi faire voir le verre à moitié vide aux multinationales. Car Amard s’est fait le chantre de la promotion de l’eau publique et ne lésine pas sur ses déplacements en France pour taper sur les doigts de Suez et de Veolia. Dans son dernier ouvrage, le « Guide de la gestion publique de l’eau », le proche de Jean-Luc Mélenchon estime qu’« en moyenne la gestion privée est toujours 25% plus chère que le coût de revient au mètre cube en régie publique ».

Des attitudes jugées « agressives » et menaçantes pour « la croissance de l’entreprise » par la Lyonnaise, qui confirmait hier l’existence de ce contrat avec Vae Solis. « Pour une entreprise comme la nôtre, il n’y a rien d’anormal à faire appel à de la communication pour se faire entendre, estime Nicolas Lévy, en charge de la communication pour le sud de l’Ile-de-France. C’est une pratique courante qui permet de faire passer des messages. »

Ce qui étonne, c’est l’absence de transparence dans la démarche. Vae Solis alimente un blog, Mon Viry Nature, en se faisant passer pour un habitant lambda de la ville. L’objet du blog : expliquer les problèmes de qualité de l’eau… de la régie publique. Et c’est en tant qu’habitant que Vae Solis a contacté l’opposant Nouveau Centre Jean-Marie Vilain pour l’inciter à reprendre ses arguments. A la question d’une rencontre, l’auteur du blog décline mais propose de fournir d’autres documents. « L’entreprise essaie de faire valoir ses intérêts mais de le faire en cachette, ce n’est pas normal », estime l’élu. Sur la question de la non-transparence, Lyonnaise des eaux considère que « c’est plus efficace pour donner de la légitimité à nos propos. Quand c’est nous qui parlons directement, nous ne sommes pas entendus »…
http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/vae-solis-l-eau-et-le-soleil-119601

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Publié le 19/04/2016 14:19   | |    |