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Blog - La bande à bonne'eau


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Snif !!!

Henri Proglio, qui vient de quitter Veolia, est fragilisé à la tête d'EDF. 10/12  -  par   Maurice

14 octobre  2012

Henri Proglio, qui vient de quitter Veolia, est fragilisé à la tête d'EDF.

Obligé par le gouvernement de quitter le conseil d'administration de Veolia, le patron d'EDF est aussi poussé à abandonner la présidence de l'électricien par certains députés socialistes.

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Henri Proglio, qui vient de quitter Veolia, est fragilisé à la tête d'EDF.

Henri Proglio est sous haute tension. Ce jeudi, le patron d'EDF a présenté sa démission du conseil d'administration de Veolia, plus de trois ans après sa prise de fonction chez EDF. Selon la version officielle, "le temps était venu". Une formule qui passe poliment sous silence la guerre au sommet entre Henri Proglio et Antoine Frérot, son successeur à la tête Veolia.

Ces derniers mois, la relation entre les deux hommes avait tourné au psychodrame, Proglio reprochant à son ancien bras droit sa stratégie de désendettement, conduisant selon lui au démantèlement de Veolia. Ainsi, en février dernier, il a tenté de faire remplacer son ancien poulain par Jean-Louis Borloo, sans succès. Quelques mois plus tard, Proglio se fait même accuser d'avoir voulu plomber la candidature de Veolia Transdev à Nice, en en appelant à son bon ami Christian Estrosi. Une accusation qui finira au tribunal pour rumeur "mensongère".

Si ces tentatives de déstabilisations pouvaient encore passer il y a quelques mois, à l'époque où Proglio avait le soutien quasi-inconditionnel du gouvernement, aujourd'hui l'hyper-patron de l'ère Sarkozy n'a pas d'autre choix que de faire profil bas. Récemment, il s'est désolidarisé des directeurs de centrales EDF qui protestaient contre la fermeture de Fessenheim, en affirmant qu'il n'était pour rien dans cette affaire. Une sage distance lorsque l'on sait que Proglio a toujours fait campagne pour le maintien des 75% d'énergie d'origine nucléaire en France. Et pour la survie de Fessenheim...

D'ailleurs n'est-ce pas la crainte de se faire éjecter qui a conduit Proglio à claquer la porte de Veolia? (Il a tout de même insisté pour qu'EDF conserve un siège au conseil d'administration du groupe). Selon le Monde, André Martinez, proche de Hollande et conseiller spécial de Moscovici aurait rencontré le patron d'EDF pour lui demander de couper les ponts avec Veolia. Condition sine qua none pour sauver sa tête chez EDF.

Agitation chez les députés socialistes

Reste que les rumeurs sur son prochain départ, et son remplacement par Guillaume Pepy, le très socialiste patron de la SNCF, ne sont pas près de faiblir. Mercredi un député a publiquement demandé sa démission en Commission. "Ce Monsieur Proglio a fait campagne contre le programme énergétique d'un candidat (NDLR : François Hollande). Maintenant que ce candidat est élu, il doit en tirer les conséquences et démissionner. C'est un problème de logique et de bon sens" s'est expliqué Philippe Plisson, sur le site du journal Ouest-France.

Partageant cette analyse, trois autres députés socialistes se sont plaints mercredi dans un communiqué que Henri Proglio ait pris "le contre-pied des orientations du gouvernement et des annonces réalisées par le Président de la République lors de l'ouverture de la Conférence environnementale du 14 septembre dernier".

A priori, ce n'est pas le départ de Veolia qui devrait calmer ces esprits échaudés. Et faire taire la rumeur. Cet été, certains avaient noté l'absence du patron d'EDF lors de la conférence des ambassadeurs fin août dans les tables rondes sur l'énergie ou le nucléaire civil - contrairement à Luc Oursel, Christophe de Margerie ou Gérard Mestrallet... A l'époque, la presse avait aussi fait état de ses relations très détériorées avec la toute puissante CGT EDF. Reste la question du timing. Le mandat de Proglio court jusqu'en 2014, celui de Pepy s'achève en février 2013. Ce dernier et le gouvernement sauront-ils patienter?

14 octobre  2012

Henri Proglio, qui vient de quitter Veolia, est fragilisé à la tête d'EDF.

Obligé par le gouvernement de quitter le conseil d'administration de Veolia, le patron d'EDF est aussi poussé à abandonner la présidence de l'électricien par certains députés socialistes.

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Henri Proglio, qui vient de quitter Veolia, est fragilisé à la tête d'EDF.

Henri Proglio est sous haute tension. Ce jeudi, le patron d'EDF a présenté sa démission du conseil d'administration de Veolia, plus de trois ans après sa prise de fonction chez EDF. Selon la version officielle, "le temps était venu". Une formule qui passe poliment sous silence la guerre au sommet entre Henri Proglio et Antoine Frérot, son successeur à la tête Veolia.

Ces derniers mois, la relation entre les deux hommes avait tourné au psychodrame, Proglio reprochant à son ancien bras droit sa stratégie de désendettement, conduisant selon lui au démantèlement de Veolia. Ainsi, en février dernier, il a tenté de faire remplacer son ancien poulain par Jean-Louis Borloo, sans succès. Quelques mois plus tard, Proglio se fait même accuser d'avoir voulu plomber la candidature de Veolia Transdev à Nice, en en appelant à son bon ami Christian Estrosi. Une accusation qui finira au tribunal pour rumeur "mensongère".

Si ces tentatives de déstabilisations pouvaient encore passer il y a quelques mois, à l'époque où Proglio avait le soutien quasi-inconditionnel du gouvernement, aujourd'hui l'hyper-patron de l'ère Sarkozy n'a pas d'autre choix que de faire profil bas. Récemment, il s'est désolidarisé des directeurs de centrales EDF qui protestaient contre la fermeture de Fessenheim, en affirmant qu'il n'était pour rien dans cette affaire. Une sage distance lorsque l'on sait que Proglio a toujours fait campagne pour le maintien des 75% d'énergie d'origine nucléaire en France. Et pour la survie de Fessenheim...

D'ailleurs n'est-ce pas la crainte de se faire éjecter qui a conduit Proglio à claquer la porte de Veolia? (Il a tout de même insisté pour qu'EDF conserve un siège au conseil d'administration du groupe). Selon le Monde, André Martinez, proche de Hollande et conseiller spécial de Moscovici aurait rencontré le patron d'EDF pour lui demander de couper les ponts avec Veolia. Condition sine qua none pour sauver sa tête chez EDF.

Agitation chez les députés socialistes

Reste que les rumeurs sur son prochain départ, et son remplacement par Guillaume Pepy, le très socialiste patron de la SNCF, ne sont pas près de faiblir. Mercredi un député a publiquement demandé sa démission en Commission. "Ce Monsieur Proglio a fait campagne contre le programme énergétique d'un candidat (NDLR : François Hollande). Maintenant que ce candidat est élu, il doit en tirer les conséquences et démissionner. C'est un problème de logique et de bon sens" s'est expliqué Philippe Plisson, sur le site du journal Ouest-France.

Partageant cette analyse, trois autres députés socialistes se sont plaints mercredi dans un communiqué que Henri Proglio ait pris "le contre-pied des orientations du gouvernement et des annonces réalisées par le Président de la République lors de l'ouverture de la Conférence environnementale du 14 septembre dernier".

A priori, ce n'est pas le départ de Veolia qui devrait calmer ces esprits échaudés. Et faire taire la rumeur. Cet été, certains avaient noté l'absence du patron d'EDF lors de la conférence des ambassadeurs fin août dans les tables rondes sur l'énergie ou le nucléaire civil - contrairement à Luc Oursel, Christophe de Margerie ou Gérard Mestrallet... A l'époque, la presse avait aussi fait état de ses relations très détériorées avec la toute puissante CGT EDF. Reste la question du timing. Le mandat de Proglio court jusqu'en 2014, celui de Pepy s'achève en février 2013. Ce dernier et le gouvernement sauront-ils patienter?

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Publié le 19/04/2016 20:44   | |    |