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Blog - La bande à bonne'eau


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Rapprochement Véolia et Suez, fin du projet? 10/12  -  par   Maurice

22 octobre  2012

Rapprochement Véolia et Suez, fin du projet?

Veolia et Suez malmenés dans l'eau et les déchets

Par Armelle Bohineust Publié le 21/10/2012

Après plusieurs semaines de discussions, les deux groupes viennent de mettre fin à un projet géant de fusion.
  • Veolia et Suez Environnement n'ont pas réussi le mariage espéré alors que les deux entreprises sont en difficulté en France.

L'alliance entre Veolia et Suez Environnement aurait créé un mastodonte, d'autant plus visible que le secteur mondial des déchets et de la propreté est peu concentré.

Mais, ce géant doublement français aurait eu des pieds d'argile. Le leader mondial Veolia, comme son challenger, filiale de GDF Suez, réalisent encore plus de 70 % de leur chiffre d'affaires en Europe, et plus d'un tiers dans le seul Hexagone. Or, ces deux zones sont confrontées à de sérieuses difficultés. La crise économique pèse sur la consommation des ménages et l'activité des entreprises. Ce qui fait reculer, à peu près partout en Europe de l'Ouest, le volume des déchets à collecter, trier et traiter.

Dans la distribution et l'assainissement de l'eau (43 % du chiffre d'affaires de Veolia), la crise est plus spécifique à la France. Veolia et Suez Environnement, qui détiennent ensemble 60 % du marché de l'eau potable dans l'Hexagone, subissent la pression des élus sur les coûts. Les baisses de tarifs imposées à chaque ­renouvellement de contrat dépassent souvent 20 %. Bordeaux, Marseille, Lyon ont ainsi négocié des coupes ou s'apprêtent à le faire. D'autres collectivités locales, à l'image de Paris en 2010, optent pour le retour en régie publique de la gestion de l'eau, dans l'espoir de faire baisser la facture. Et celle-ci s'allège d'autant plus que les ménages se soucient désormais d'économiser leur consommation. Le deuxième trimestre a été marqué par une baisse des volumes d'eau, a souligné Veolia.

Forte croissance hors d'Europe

Les autres acteurs de l'environnement souffrent aussi de la crise. Saur, qui gère 10 % de l'eau potable en France, est fragilisé par sa dette tandis que le spécialiste des déchets Séché Environnement, a vu son résultat net reculer de 61 % au premier semestre.

Reste la croissance hors d'Europe. Veolia y fait le ménage en se retirant de la moitié des pays où le groupe, qui a privilégié un temps l'expansion à tous crins, était implanté. Quoi qu'il en soit, les besoins en propreté et en eau ne cessent de progresser. Le seul marché de l'eau potable croît de 6 % par an et s'ouvre de plus en plus aux structures privées, notent les experts de Pictet Asset management. Autre relais de croissance: les services aux collectivités locales, liés à l'énergie ou au développement des «villes intelligentes».

LIRE AUSSI:

» La facture d'eau en mal de transparence

Une éventuelle position dominante en France

Par Christophe Palierse Le Echos | 22/10

L'éventuel rapprochement entre Suez Environnement et Veolia Environnement pouvait susciter une levée de boucliers dans l'Hexagone.

A priori mort-né, du moins dans l'immédiat au vu de leurs démentis catégoriques, un éventuel rapprochement entre Suez Environnement et Veolia Environnement aurait, sans nul doute, suscité une levée de boucliers et impliqué d'importantes concessions en France. De par leur poids respectif, ces deux champions tricolores des services aux collectivités constituent il est vrai, réunis, un acteur dominant. La question se pose tout particulièrement dans le domaine de la distribution de l'eau, avec l'alliance des deux institutions que sont la Compagnie Générale des Eaux et la Lyonnaise des Eaux.

En 2011, la France représentait ainsi un tiers des revenus de Veolia Eau-Compagnie Générale des Eaux avec un total de 4,56 milliards d'euros (sur 12,61 milliards). Et comme le précise le rapport annuel du groupe, si sa division Eau réunissait l'an dernier près de 97.000 collaborateurs dans 69 pays, cette dernière est « principalement » présente en France « pour des raisons historiques ». Globalement, Veolia Eau desservait en 2011 environ 24 millions d'habitants dans l'Hexagone en alimentation en eau, et 17 millions au titre de l'assainissement.

De son côté, la Lyonnaise des Eaux, qui a réalisé un chiffre d'affaires de 2,1 milliards d'euros en 2011, a couvert l'an dernier 20 % de la population française avec ses services d'assainissement, et a alimenté en eau potable 12 millions de personnes (sur un total groupe Suez Environnement de 97 millions de personnes).

Relation aux élus

Au-delà de tous ces chiffres, se pose évidemment la question de la relation aux élus, quelle que soit la taille des villes ou agglomérations. A titre d'exemples, Veolia a, de son côté, deux gros contrats qui arrivent à échéance d'ici à 2016, l'un avec Marseille (en 2013), l'autre avec Lyon.

Mais le sujet est également d'importance au niveau de la collecte et du traitement des déchets avec Veolia Propreté et Sita. Les deux groupes sont par ailleurs actifs dans les services à l'énergie. Dans ce domaine, Veolia doit « régler » sa relation avec EDF à propos de Dalkia

Les deux groupes de services aux collectivités ont démenti l'éventualité d'un rapprochement. Pour autant, Suez Environnement et Veolia Environnement ont mené, ces derniers mois, des discussions au plus haut niveau en ce sens.

Veolia et Suez ont envisagé de créer un géant des services aux collectivités

ne mégafusion entre les deux champions français des services aux collectivités ? Une véritable bombe dans le secteur sensible des services aux collectivités. Si le projet semble aujourd'hui au point mort après les démentis publiés samedi soir par Suez Environement et Veolia à propos des « rumeurs de rapprochement » qui circulaient depuis plusieurs jours, il a bel et bien été étudié de manière approfondie au cours des dernières semaines. Il a donné lieu à des discussions au plus haut niveau au sein des états-majors, assistés par des banques : Goldman Sachs puis Rothschild pour Suez Environnement et Deutsche Bank pour Veolia.

Selon nos informations, elles auraient buté il y a une dizaine de jours sur les conséquences du rapprochement sur le marché français. Le nouvel ensemble aurait en effet dû réaliser d'importantes cessions d'actifs pour éviter de se retrouver en position dominante sur son principal marché. S'agissant de la distribution d'eau, Veolia pèse environ 40 % du marché et Suez Environnement 20 %. Dans ces conditions, une cession de grande ampleur des activités françaises était impérative. Dès le départ cette dimension avait pourtant été intégrée. Des contacts avaient d'ailleurs été pris pour tester l'appétit d'éventuels repreneurs. Les noms de Bouygues et de Vinci étant évoqués. Mais l'échec de ces contacts a précipité l'arrêt des discussions avant même que les administrateurs soient formellement saisis du dossier.

Sur le papier, le nouveau mastodonte aurait rassemblé l'essentiel des activités internationales des deux groupes. L'idée était que Suez Environnement, délesté de l'essentiel de ses activités françaises dans l'eau, soit apporté à un Veolia allégé, lui aussi, de certaines activités.

Véritable virage stratégique

Ainsi, GDF Suez, la maison mère du premier, serait devenu l'actionnaire de référence du nouvel ensemble aux côtés de l'Etat, notamment. Un véritable virage stratégique pour le groupe dirigé par Gérard Mestrallet, alors que le pacte d'actionnaires qui régit le tour de table de Suez Environnement prendra fin le 30 juin prochain.

Qui a été à l'initiative d'un tel projet ? Est-ce le patron de Suez Environnement, Jean-Louis Chaussade, qui a pris l'initiative de ces discussions, son groupe étant en meilleure posture ? Ou bien Antoine Frérot, le PDG de Veolia, engagé dans une course à la réduction de son endettement ? Si les versions des uns et des autres divergent radicalement sur ce point, il semble bien que les premiers contacts, qui remonteraient à juillet, auraient été pris à l'initiative de Suez Environnement. Les deux groupes sont actuellement affectés par le ralentissement économique dans la distribution de l'eau et, surtout, le traitement des déchets. A cela s'ajoute pour Veolia la nécessité de se désendetter et de restaurer une croissance rentable. Antoine Frérot, le PDG du groupe, a engagé, à l'automne 2011, un vaste programme de cession et de restructuration. La cession du contrôle de Veolia Transdev à la Caisse des Dépôts, qui doit être approuvée lors d'un conseil d'administration ce lundi, s'inscrit dans ce cadre. A cette occasion, Antoine Frérot devrait faire de nouvelles propositions sur la stratégie de Veolia. Il y a cependant fort à parier qu'il sera également interpellé sur le projet mort-né de mégafusion avec Suez Environnement.

Reste à voir comment réagiront les administrateurs des deux groupes devant la révélation de ces discussions. Selon nos informations, aucun des conseils n'en avait, en effet, été informé

22 octobre  2012

Rapprochement Véolia et Suez, fin du projet?

Veolia et Suez malmenés dans l'eau et les déchets

Par Armelle Bohineust Publié le 21/10/2012

Après plusieurs semaines de discussions, les deux groupes viennent de mettre fin à un projet géant de fusion.
  • Veolia et Suez Environnement n'ont pas réussi le mariage espéré alors que les deux entreprises sont en difficulté en France.

L'alliance entre Veolia et Suez Environnement aurait créé un mastodonte, d'autant plus visible que le secteur mondial des déchets et de la propreté est peu concentré.

Mais, ce géant doublement français aurait eu des pieds d'argile. Le leader mondial Veolia, comme son challenger, filiale de GDF Suez, réalisent encore plus de 70 % de leur chiffre d'affaires en Europe, et plus d'un tiers dans le seul Hexagone. Or, ces deux zones sont confrontées à de sérieuses difficultés. La crise économique pèse sur la consommation des ménages et l'activité des entreprises. Ce qui fait reculer, à peu près partout en Europe de l'Ouest, le volume des déchets à collecter, trier et traiter.

Dans la distribution et l'assainissement de l'eau (43 % du chiffre d'affaires de Veolia), la crise est plus spécifique à la France. Veolia et Suez Environnement, qui détiennent ensemble 60 % du marché de l'eau potable dans l'Hexagone, subissent la pression des élus sur les coûts. Les baisses de tarifs imposées à chaque ­renouvellement de contrat dépassent souvent 20 %. Bordeaux, Marseille, Lyon ont ainsi négocié des coupes ou s'apprêtent à le faire. D'autres collectivités locales, à l'image de Paris en 2010, optent pour le retour en régie publique de la gestion de l'eau, dans l'espoir de faire baisser la facture. Et celle-ci s'allège d'autant plus que les ménages se soucient désormais d'économiser leur consommation. Le deuxième trimestre a été marqué par une baisse des volumes d'eau, a souligné Veolia.

Forte croissance hors d'Europe

Les autres acteurs de l'environnement souffrent aussi de la crise. Saur, qui gère 10 % de l'eau potable en France, est fragilisé par sa dette tandis que le spécialiste des déchets Séché Environnement, a vu son résultat net reculer de 61 % au premier semestre.

Reste la croissance hors d'Europe. Veolia y fait le ménage en se retirant de la moitié des pays où le groupe, qui a privilégié un temps l'expansion à tous crins, était implanté. Quoi qu'il en soit, les besoins en propreté et en eau ne cessent de progresser. Le seul marché de l'eau potable croît de 6 % par an et s'ouvre de plus en plus aux structures privées, notent les experts de Pictet Asset management. Autre relais de croissance: les services aux collectivités locales, liés à l'énergie ou au développement des «villes intelligentes».

LIRE AUSSI:

» La facture d'eau en mal de transparence

Une éventuelle position dominante en France

Par Christophe Palierse Le Echos | 22/10

L'éventuel rapprochement entre Suez Environnement et Veolia Environnement pouvait susciter une levée de boucliers dans l'Hexagone.

A priori mort-né, du moins dans l'immédiat au vu de leurs démentis catégoriques, un éventuel rapprochement entre Suez Environnement et Veolia Environnement aurait, sans nul doute, suscité une levée de boucliers et impliqué d'importantes concessions en France. De par leur poids respectif, ces deux champions tricolores des services aux collectivités constituent il est vrai, réunis, un acteur dominant. La question se pose tout particulièrement dans le domaine de la distribution de l'eau, avec l'alliance des deux institutions que sont la Compagnie Générale des Eaux et la Lyonnaise des Eaux.

En 2011, la France représentait ainsi un tiers des revenus de Veolia Eau-Compagnie Générale des Eaux avec un total de 4,56 milliards d'euros (sur 12,61 milliards). Et comme le précise le rapport annuel du groupe, si sa division Eau réunissait l'an dernier près de 97.000 collaborateurs dans 69 pays, cette dernière est « principalement » présente en France « pour des raisons historiques ». Globalement, Veolia Eau desservait en 2011 environ 24 millions d'habitants dans l'Hexagone en alimentation en eau, et 17 millions au titre de l'assainissement.

De son côté, la Lyonnaise des Eaux, qui a réalisé un chiffre d'affaires de 2,1 milliards d'euros en 2011, a couvert l'an dernier 20 % de la population française avec ses services d'assainissement, et a alimenté en eau potable 12 millions de personnes (sur un total groupe Suez Environnement de 97 millions de personnes).

Relation aux élus

Au-delà de tous ces chiffres, se pose évidemment la question de la relation aux élus, quelle que soit la taille des villes ou agglomérations. A titre d'exemples, Veolia a, de son côté, deux gros contrats qui arrivent à échéance d'ici à 2016, l'un avec Marseille (en 2013), l'autre avec Lyon.

Mais le sujet est également d'importance au niveau de la collecte et du traitement des déchets avec Veolia Propreté et Sita. Les deux groupes sont par ailleurs actifs dans les services à l'énergie. Dans ce domaine, Veolia doit « régler » sa relation avec EDF à propos de Dalkia

Les deux groupes de services aux collectivités ont démenti l'éventualité d'un rapprochement. Pour autant, Suez Environnement et Veolia Environnement ont mené, ces derniers mois, des discussions au plus haut niveau en ce sens.

Veolia et Suez ont envisagé de créer un géant des services aux collectivités

ne mégafusion entre les deux champions français des services aux collectivités ? Une véritable bombe dans le secteur sensible des services aux collectivités. Si le projet semble aujourd'hui au point mort après les démentis publiés samedi soir par Suez Environement et Veolia à propos des « rumeurs de rapprochement » qui circulaient depuis plusieurs jours, il a bel et bien été étudié de manière approfondie au cours des dernières semaines. Il a donné lieu à des discussions au plus haut niveau au sein des états-majors, assistés par des banques : Goldman Sachs puis Rothschild pour Suez Environnement et Deutsche Bank pour Veolia.

Selon nos informations, elles auraient buté il y a une dizaine de jours sur les conséquences du rapprochement sur le marché français. Le nouvel ensemble aurait en effet dû réaliser d'importantes cessions d'actifs pour éviter de se retrouver en position dominante sur son principal marché. S'agissant de la distribution d'eau, Veolia pèse environ 40 % du marché et Suez Environnement 20 %. Dans ces conditions, une cession de grande ampleur des activités françaises était impérative. Dès le départ cette dimension avait pourtant été intégrée. Des contacts avaient d'ailleurs été pris pour tester l'appétit d'éventuels repreneurs. Les noms de Bouygues et de Vinci étant évoqués. Mais l'échec de ces contacts a précipité l'arrêt des discussions avant même que les administrateurs soient formellement saisis du dossier.

Sur le papier, le nouveau mastodonte aurait rassemblé l'essentiel des activités internationales des deux groupes. L'idée était que Suez Environnement, délesté de l'essentiel de ses activités françaises dans l'eau, soit apporté à un Veolia allégé, lui aussi, de certaines activités.

Véritable virage stratégique

Ainsi, GDF Suez, la maison mère du premier, serait devenu l'actionnaire de référence du nouvel ensemble aux côtés de l'Etat, notamment. Un véritable virage stratégique pour le groupe dirigé par Gérard Mestrallet, alors que le pacte d'actionnaires qui régit le tour de table de Suez Environnement prendra fin le 30 juin prochain.

Qui a été à l'initiative d'un tel projet ? Est-ce le patron de Suez Environnement, Jean-Louis Chaussade, qui a pris l'initiative de ces discussions, son groupe étant en meilleure posture ? Ou bien Antoine Frérot, le PDG de Veolia, engagé dans une course à la réduction de son endettement ? Si les versions des uns et des autres divergent radicalement sur ce point, il semble bien que les premiers contacts, qui remonteraient à juillet, auraient été pris à l'initiative de Suez Environnement. Les deux groupes sont actuellement affectés par le ralentissement économique dans la distribution de l'eau et, surtout, le traitement des déchets. A cela s'ajoute pour Veolia la nécessité de se désendetter et de restaurer une croissance rentable. Antoine Frérot, le PDG du groupe, a engagé, à l'automne 2011, un vaste programme de cession et de restructuration. La cession du contrôle de Veolia Transdev à la Caisse des Dépôts, qui doit être approuvée lors d'un conseil d'administration ce lundi, s'inscrit dans ce cadre. A cette occasion, Antoine Frérot devrait faire de nouvelles propositions sur la stratégie de Veolia. Il y a cependant fort à parier qu'il sera également interpellé sur le projet mort-né de mégafusion avec Suez Environnement.

Reste à voir comment réagiront les administrateurs des deux groupes devant la révélation de ces discussions. Selon nos informations, aucun des conseils n'en avait, en effet, été informé

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Publié le 19/04/2016 20:51   | |    |