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Blog - La bande à bonne'eau


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Gaz de schiste : Veolia et Suez en lice pour un contrat géant en Australie 01/13  -  par   Maurice

24 janvier 2013

Gaz de schiste : Veolia et Suez en lice pour un contrat géant en Australie

Gaz de schiste : Veolia et Suez en lice pour un contrat géant en Australie

Les deux groupes ont été retenus dans la « short list » d'un appel d'offre supérieur au milliard d'euros dans le gaz de charbon dans le Queensland. Ils se retrouvent là comme ailleurs en concurrence.

Tous deux à l'affût de relais de croissance, Suez Environnement comme Veolia se positionnent sur les nouveaux marchés porteurs. Mais là comme ailleurs, les deux poids lourds tricolores du traitement de l'eau se retrouvent en concurrence. C'est aujourd'hui le cas sur les gaz de schiste et de charbon (le fameux grisou). Selon nos informations, Veolia Environnement et Suez Environnement sont, avec General Electric, trois des quatre candidats présélectionnés pour un appel d'offre d'une taille exceptionnelle, supérieur au milliard d'euros, dans le gaz de charbon.

Ils sont en cours de remise d'offre et Queensland Gas Company (QGC) devrait finaliser au deuxième trimestre le contrat avec l'opérateur retenu. Ce dernier exploitera durant vingt ans les quatre installations de traitement d'eau du titanesque projet « Queensland Curtis LNG », estimé à 20 milliards de dollars (15 milliards d'euros). Cette filiale de BG Group (ex-British Gas) développe dans le Queensland (nord de l'Australie) le premier projet au monde qui liquéfiera sur l'île de Curtis le gaz de charbon produit à l'intérieur des terres et acheminé par 540 kilomètres de pipelines, avant de le vendre dans l'ensemble de l'Asie à partir de 2014.

Dépollution intégrale de l'eau

L'Australie est, avec les Etats-Unis et le Canada, l'un des trois grands pays producteurs de gaz de schiste et de charbon. Mais c'est aussi celui où la pollution que cela entraîne, en particulier celle liée aux fluides de fracturation très toxiques injectés dans le sous-sol, a suscité les plus vives controverses. La législation du Queensland a été durcie et « Queensland Curtis LNG » est astreint à dépolluer intégralement l'eau remontée des puits pour qu'elle soit réutilisée, seul étant enfoui le résidu solide toxique après concentration et évaporation. Ce projet comprend un cycle complet de traitement de l'eau (si l'on oublie l'eau polluée restée dans le sol), contrairement à nombre d'autres, notamment aux Etats-Unis, où l'eau polluée est simplement rejetée. Veolia et Suez Environnement ont donc visiblement estimé pouvoir y être associés sans dommage pour leur image.

Difficile de chiffrer le marché mondial du traitement de l'eau dans les énergies non conventionnelles car ce dernier ne se développera que sous la pression des écologistes. Aux Etats-Unis, il n'est pas rare de rejeter l'eau polluée ou semi-traitée dans les affluents.

Cycle complet de traitement de l'eau

Sur ce marché émergent, Veolia qui, hasard du calendrier, présente ce jeudi à la presse ses « nouveaux métiers », est le plus avancé des deux Français. Il a bâti cette activité sur l'acquisition en 2005 d'une émanation du Massachusetts Institute of Technology (MIT) spécialisée dans le traitement par membranes de l'eau dans le non conventionnel. « Nous sommes un des deux seuls acteurs au monde à savoir traiter les effets sur l'eau de l'exploitation du gaz de schiste », avait souligné son PDG Antoine Frérot en novembre dernier dans un entretien aux « Echos » . Traduction : il est le seul avec General Electric à assurer le cycle complet de traitement de l'eau, et pas des parties de ce cycle.

Il a remporté un premier contrat de ce type en 2011 aux Etats-Unis avec le groupe d'énergie américain PXP (pour la construction et l'exploitation) et a des appels d'offre en cours. Au Canada, il n'intervient encore que sur des parties de cycle. Avec sa filiale HPD, spécialiste de la cristallisation, Veolia veut aussi se positionner sur la partie complexe des traitements, dont il estime détenir un tiers du marché, contre un tiers pour General Electric, le leader historique et un tiers pour les groupes en consortium. La construction de ce type d'installations croit de 20 % par an. Reste à en obtenir également l'exploitation : les pétroliers l'externalisent encore rarement.

Des projets en Pologne

Suez Environnement, lui, n'a pas encore de contrats actifs mais monte en puissance : il a des sites expérimentaux opérationnels en Australie et vient de structurer cette année une offre de cycle complet de traitement en prévision de l'éventuelle ouverture du marché polonais. La Pologne constitue le pays d'Europe continentale le plus avancé pour développer des projets de gaz de schiste et de charbon et au-delà de « Queensland Curtis LNG », ce sera la priorité du groupe de Jean-Louis Chaussade. Qui y retrouvera... Veolia.

24 janvier 2013

Gaz de schiste : Veolia et Suez en lice pour un contrat géant en Australie

Gaz de schiste : Veolia et Suez en lice pour un contrat géant en Australie

Les deux groupes ont été retenus dans la « short list » d'un appel d'offre supérieur au milliard d'euros dans le gaz de charbon dans le Queensland. Ils se retrouvent là comme ailleurs en concurrence.

Tous deux à l'affût de relais de croissance, Suez Environnement comme Veolia se positionnent sur les nouveaux marchés porteurs. Mais là comme ailleurs, les deux poids lourds tricolores du traitement de l'eau se retrouvent en concurrence. C'est aujourd'hui le cas sur les gaz de schiste et de charbon (le fameux grisou). Selon nos informations, Veolia Environnement et Suez Environnement sont, avec General Electric, trois des quatre candidats présélectionnés pour un appel d'offre d'une taille exceptionnelle, supérieur au milliard d'euros, dans le gaz de charbon.

Ils sont en cours de remise d'offre et Queensland Gas Company (QGC) devrait finaliser au deuxième trimestre le contrat avec l'opérateur retenu. Ce dernier exploitera durant vingt ans les quatre installations de traitement d'eau du titanesque projet « Queensland Curtis LNG », estimé à 20 milliards de dollars (15 milliards d'euros). Cette filiale de BG Group (ex-British Gas) développe dans le Queensland (nord de l'Australie) le premier projet au monde qui liquéfiera sur l'île de Curtis le gaz de charbon produit à l'intérieur des terres et acheminé par 540 kilomètres de pipelines, avant de le vendre dans l'ensemble de l'Asie à partir de 2014.

Dépollution intégrale de l'eau

L'Australie est, avec les Etats-Unis et le Canada, l'un des trois grands pays producteurs de gaz de schiste et de charbon. Mais c'est aussi celui où la pollution que cela entraîne, en particulier celle liée aux fluides de fracturation très toxiques injectés dans le sous-sol, a suscité les plus vives controverses. La législation du Queensland a été durcie et « Queensland Curtis LNG » est astreint à dépolluer intégralement l'eau remontée des puits pour qu'elle soit réutilisée, seul étant enfoui le résidu solide toxique après concentration et évaporation. Ce projet comprend un cycle complet de traitement de l'eau (si l'on oublie l'eau polluée restée dans le sol), contrairement à nombre d'autres, notamment aux Etats-Unis, où l'eau polluée est simplement rejetée. Veolia et Suez Environnement ont donc visiblement estimé pouvoir y être associés sans dommage pour leur image.

Difficile de chiffrer le marché mondial du traitement de l'eau dans les énergies non conventionnelles car ce dernier ne se développera que sous la pression des écologistes. Aux Etats-Unis, il n'est pas rare de rejeter l'eau polluée ou semi-traitée dans les affluents.

Cycle complet de traitement de l'eau

Sur ce marché émergent, Veolia qui, hasard du calendrier, présente ce jeudi à la presse ses « nouveaux métiers », est le plus avancé des deux Français. Il a bâti cette activité sur l'acquisition en 2005 d'une émanation du Massachusetts Institute of Technology (MIT) spécialisée dans le traitement par membranes de l'eau dans le non conventionnel. « Nous sommes un des deux seuls acteurs au monde à savoir traiter les effets sur l'eau de l'exploitation du gaz de schiste », avait souligné son PDG Antoine Frérot en novembre dernier dans un entretien aux « Echos » . Traduction : il est le seul avec General Electric à assurer le cycle complet de traitement de l'eau, et pas des parties de ce cycle.

Il a remporté un premier contrat de ce type en 2011 aux Etats-Unis avec le groupe d'énergie américain PXP (pour la construction et l'exploitation) et a des appels d'offre en cours. Au Canada, il n'intervient encore que sur des parties de cycle. Avec sa filiale HPD, spécialiste de la cristallisation, Veolia veut aussi se positionner sur la partie complexe des traitements, dont il estime détenir un tiers du marché, contre un tiers pour General Electric, le leader historique et un tiers pour les groupes en consortium. La construction de ce type d'installations croit de 20 % par an. Reste à en obtenir également l'exploitation : les pétroliers l'externalisent encore rarement.

Des projets en Pologne

Suez Environnement, lui, n'a pas encore de contrats actifs mais monte en puissance : il a des sites expérimentaux opérationnels en Australie et vient de structurer cette année une offre de cycle complet de traitement en prévision de l'éventuelle ouverture du marché polonais. La Pologne constitue le pays d'Europe continentale le plus avancé pour développer des projets de gaz de schiste et de charbon et au-delà de « Queensland Curtis LNG », ce sera la priorité du groupe de Jean-Louis Chaussade. Qui y retrouvera... Veolia.

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Publié le 19/04/2016 22:00   | |    |