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Nouvelles des Amis -

Vayrana


Association Vayrana défense de la qualité et de l'accessibilité au moindre coût de la ressource en eau dans le Pilat Rhodanien.


Fête des mares: Article de presse 05/21 - par Maurice le 03/06/2021 06:43 

Mai 2021 "Fête des mares" le Reveil

Samedi 29 mai 2021 une fête des mares réussie pour Vayrana

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Fête des mares: Article de presse 05/21 - par Maurice le 03/06/2021 06:43 

Mai 2021 "Fête des mares" le Reveil

Samedi 29 mai 2021 une fête des mares réussie pour Vayrana

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(03/06/2021 06:43)

Fête des mares: Article de presse 05/21 - par Maurice le 02/06/2021 08:37 

Mai 2021 "Fête des mares" le progrès

Samedi 29 mai 2021Vayrana participe à la fête des mares 

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Fête des mares: Article de presse 05/21 - par Maurice le 02/06/2021 08:37 

Mai 2021 "Fête des mares" le progrès

Samedi 29 mai 2021Vayrana participe à la fête des mares 

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(02/06/2021 08:37)

Le Vayrana Info spéciale Fête des mares 04/21 - par Maurice le 22/04/2021 15:41 

Avril 2021 Le Vayrana Info spécial "Fête des mares"

Retenez dès maintenant la date du samedi 29 mai 2021 de 9h à 17h

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Ce rallye pédestre d'une dizaine de kilomètres avec un dénivelé de 500m sera pour vous l'occasion de découvrir les points remarquables de la partie amont du réseau d'eau potable de la Fontaine de l'Oronge qui dessert les communes de Véranne, Maclas et Lupé et en hiver Malleval et St Pierre de Boeuf. Il sera aussi l'occasion d'apprécier le travail de réhabilitation de bassins récupérateurs d'eau en deux lieux : les Gouttes et les Rameys. Notre Commission Patrimoine, aidée en été par des groupes de scouts, a réalisé ces travaux en 2019 et 2020.

            Tout au long du circuit, vous aurez à répondre à un petit questionnaire sur la bio-diversité des milieux humides rencontrés (les trois bassins et une mare).

            Les départs seront échelonnés de 9 à 10 h, par groupes limités à 6 personnes. Inscription obligatoire avant le au 06 33 46 16 95 pour planifier votre heure de départ. Le nombre de participants est limité à 30 personnes.

            Sur les points de regroupements, vous trouverez de quoi vous restaurer ainsi que des animations proposées par nos partenaires. A l'arrivée, vous trouverez les réponses au questionnaire et vous pourrez visiter à la salle des fêtes voisine, une exposition sur la Bio-diversité proposée par le Parc Naturel régional du Pilat.

            Participation financière libre pour compenser les frais d'organisation.

ATTENTION ! Dans sa première partie le parcours est exigeant avec 500 m de dénivelée en 5 km, et nécessite une bonne condition physique de marcheur. Pour les personnes ne s'estimant pas en mesure de réaliser le parcours complet, un covoiturage sera mis en place jusqu'à proximité des lieux de regroupement (départ décalé à 11 h).

Le Vayrana Info spéciale Fête des mares 04/21 - par Maurice le 22/04/2021 15:41 

Avril 2021 Le Vayrana Info spécial "Fête des mares"

Retenez dès maintenant la date du samedi 29 mai 2021 de 9h à 17h

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Ce rallye pédestre d'une dizaine de kilomètres avec un dénivelé de 500m sera pour vous l'occasion de découvrir les points remarquables de la partie amont du réseau d'eau potable de la Fontaine de l'Oronge qui dessert les communes de Véranne, Maclas et Lupé et en hiver Malleval et St Pierre de Boeuf. Il sera aussi l'occasion d'apprécier le travail de réhabilitation de bassins récupérateurs d'eau en deux lieux : les Gouttes et les Rameys. Notre Commission Patrimoine, aidée en été par des groupes de scouts, a réalisé ces travaux en 2019 et 2020.

            Tout au long du circuit, vous aurez à répondre à un petit questionnaire sur la bio-diversité des milieux humides rencontrés (les trois bassins et une mare).

            Les départs seront échelonnés de 9 à 10 h, par groupes limités à 6 personnes. Inscription obligatoire avant le au 06 33 46 16 95 pour planifier votre heure de départ. Le nombre de participants est limité à 30 personnes.

            Sur les points de regroupements, vous trouverez de quoi vous restaurer ainsi que des animations proposées par nos partenaires. A l'arrivée, vous trouverez les réponses au questionnaire et vous pourrez visiter à la salle des fêtes voisine, une exposition sur la Bio-diversité proposée par le Parc Naturel régional du Pilat.

            Participation financière libre pour compenser les frais d'organisation.

ATTENTION ! Dans sa première partie le parcours est exigeant avec 500 m de dénivelée en 5 km, et nécessite une bonne condition physique de marcheur. Pour les personnes ne s'estimant pas en mesure de réaliser le parcours complet, un covoiturage sera mis en place jusqu'à proximité des lieux de regroupement (départ décalé à 11 h).

(22/04/2021 15:41)

Déclaration de la société civile "L'eau pour la vie, pas pour le profit !" / 22 mars 2021: 03/21 - par Maurice le 20/03/2021 09:32 

22 mars 2021

Déclaration de la société civile "L'eau pour la vie, pas pour le profit!" 22 mars 2021.. 

 
A la veille de la journée mondiale de l'Eau, le texte ci-dessous a été proposé à signature aux associations ayant pour but la défense de ce bien commun indispensable à la vie. parmi les 539 associations du monde entier et les 182 françaises on trouve bien-sûr la signature de Vayrana et celle de notre coordination nationale La CACE.
Déclaration de la société civile "L'eau pour la vie, pas pour le profit !" / 22 mars 2021
Ce 22 mars, les Nations unies célèbrent la Journée Mondiale de l’Eau autour du thème officiel « la valeur de l’eau ». Ce choix de thème doit nous alerter : de l’idée de valeur à celle de prix, il n’y a qu’un pas ! Or donner une valeur financière à la nature est un phénomène grandissant qui vient d‘atteindre son paroxysme avec l’entrée en bourse de l’élément le plus essentiel pour l’humanité et la vie : l’eau.
L’entrée de l’eau en bourse : un crime contre le vivant !
Le 7 décembre 2020, la plus grande société mondiale d'échange de produits dérivés financiers, CME Group, a lancé le premier marché à terme de l'eau. Les investisseurs et spéculateurs peuvent désormais parier sur l’évolution du cours de l’eau en Californie.
En théorie, les contrats à terme doivent permettre de lutter contre la volatilité des prix et offrir une sécurité pour les agriculteurs. La réalité, elle, a largement montré le contraire.
Les impacts des « marchés de l’eau » déjà mis en place dans plusieurs pays sont catastrophiques. Au Chili, des rivières sont mises aux enchères et acquises par des milliardaires qui utilisent les eaux pour irriguer massivement les productions intensives d’avocats ou alimenter les mines tandis que des millions de personnes tentent de survivre à cet accaparement de l’eau qui entraine des sécheresses majeures. En Australie, le marché de l’eau, censé soutenir l’économie tout en empêchant le gaspillage de l’eau, a finalement incité les investisseurs et les industriels de l’agriculture à la spéculation, en fonction des prévisions de pénurie et du prix futur de l’eau, au détriment de l’accès à l’eau des paysans.
Pollution, surexploitation, marchandisation, accaparements, perturbation des cycles… Autant de pressions que subissent déjà les écosystèmes aquatiques du fait de nos modèles de développement. Dans ce contexte de crise de l’eau généralisée, l'eau de qualité est de plus en plus rare et convoitée : elle devient un placement financier idéal pour les investisseurs puisque chaque personne en a besoin pour vivre, et qu’aucun substitut ne peut la remplacer.
Des milliards de personnes ne jouissent toujours pas de leur droit humain à l’eau et des millions de petits paysans éprouvent déjà de grandes difficultés pour accéder à l’eau. La financiarisation de l’eau ouvre la porte à des spéculations massives et à des prix de l’eau élevés favorisant les acteurs économiques les plus puissants. C’est le risque de voir se multiplier des monocultures ou des zones sacrifiées par des crimes environnementaux causés par l’agrobusiness et l’extractivisme, dont les intérêts économiques et financiers sont bien plus attractifs pour les spéculateurs. Dans ce lucratif marché, les besoins humains et les besoins des écosystèmes ne sont pas prioritaires.
Parce que l'eau est la source de la vie, elle ne peut être considérée comme une marchandise ni comme un placement financier ou un objet de spéculation. Les menaces que font peser la pandémie et la crise climatique au niveau mondial doivent nous en faire prendre conscience de manière urgente. Laisser les lois du marché décider de la répartition et de la gestion de l’eau est inacceptable au regard des droits humains et irresponsable face à la situation écologique et sanitaire mondiale.
Protégeons l’eau, notre bien commun
Alors que l’ONU a reconnu le droit humain à l’eau il y a plus de dix ans, un sursaut est nécessaire. Pour que le droit à l’eau devienne une réalité pour tout le monde, nous devons rejeter cette vision purement économique et utilitariste de l’eau. Dans de nombreux territoires, des politiques de l’eau alternatives s’expérimentent avec, au cœur, le respect des écosystèmes dont nous dépendons. A travers le monde, des personnes s’organisent pour faire reconnaitre leur droit à l’eau et exigent leur pleine participation aux politiques des bassins versants. De nombreux collectifs dénoncent la mainmise des intérêts privés sur l’eau et résistent face à des projets mettant en péril l’eau de leur milieu de vie. D’autres font pression pour que des droits soient reconnus à des rivières, des glaciers ou des lacs. Cette responsabilité collective des communautés humaines vis-à-vis de l’eau en tant que bien commun du vivant n’est pas une option.
C’est pourquoi, en cette Journée Mondiale de l’Eau, associations et collectifs de tous les pays, dans toute notre diversité, nous nous unissons pour rappeler que l’eau est un droit humain et un bien commun. Nous continuerons de le dire, dans toutes les langues s’il le faut, l’eau c’est la vie !
Nous réaffirmons qu’un droit humain n’est pas conditionné à la capacité de payer. Nous réaffirmons qu’un bien commun ne doit pas être géré et contrôlé par les lois des marchés financiers.
Nous en appelons à la prise de responsabilité des pouvoirs publics pour qu’ils s’opposent à la financiarisation de la vie et qu’ils prennent toutes les mesures nécessaires pour rendre illégale la cotation de l’eau en bourse.
Nous appelons également chaque personne à revendiquer son droit à l’eau, à refuser l’emprise des acteurs financiers sur cet élément vital, à se réapproprier ce bien commun du vivant, et à contribuer à sa protection pour les générations présentes et futures.
Ayons l’audace de repenser notre rapport à l’eau car il en va de l’habitabilité de la Terre !
D'autre part, si vous avez du temps à consacrer à l'information sur ce combat essentiel, vous découvrirez des auditions fort intéressantes dans le cadre de la commission parlementaire en cours, en suivant ce lien :
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Déclaration de la société civile "L'eau pour la vie, pas pour le profit !" / 22 mars 2021: 03/21 - par Maurice le 20/03/2021 09:32 

22 mars 2021

Déclaration de la société civile "L'eau pour la vie, pas pour le profit!" 22 mars 2021.. 

 
A la veille de la journée mondiale de l'Eau, le texte ci-dessous a été proposé à signature aux associations ayant pour but la défense de ce bien commun indispensable à la vie. parmi les 539 associations du monde entier et les 182 françaises on trouve bien-sûr la signature de Vayrana et celle de notre coordination nationale La CACE.
Déclaration de la société civile "L'eau pour la vie, pas pour le profit !" / 22 mars 2021
Ce 22 mars, les Nations unies célèbrent la Journée Mondiale de l’Eau autour du thème officiel « la valeur de l’eau ». Ce choix de thème doit nous alerter : de l’idée de valeur à celle de prix, il n’y a qu’un pas ! Or donner une valeur financière à la nature est un phénomène grandissant qui vient d‘atteindre son paroxysme avec l’entrée en bourse de l’élément le plus essentiel pour l’humanité et la vie : l’eau.
L’entrée de l’eau en bourse : un crime contre le vivant !
Le 7 décembre 2020, la plus grande société mondiale d'échange de produits dérivés financiers, CME Group, a lancé le premier marché à terme de l'eau. Les investisseurs et spéculateurs peuvent désormais parier sur l’évolution du cours de l’eau en Californie.
En théorie, les contrats à terme doivent permettre de lutter contre la volatilité des prix et offrir une sécurité pour les agriculteurs. La réalité, elle, a largement montré le contraire.
Les impacts des « marchés de l’eau » déjà mis en place dans plusieurs pays sont catastrophiques. Au Chili, des rivières sont mises aux enchères et acquises par des milliardaires qui utilisent les eaux pour irriguer massivement les productions intensives d’avocats ou alimenter les mines tandis que des millions de personnes tentent de survivre à cet accaparement de l’eau qui entraine des sécheresses majeures. En Australie, le marché de l’eau, censé soutenir l’économie tout en empêchant le gaspillage de l’eau, a finalement incité les investisseurs et les industriels de l’agriculture à la spéculation, en fonction des prévisions de pénurie et du prix futur de l’eau, au détriment de l’accès à l’eau des paysans.
Pollution, surexploitation, marchandisation, accaparements, perturbation des cycles… Autant de pressions que subissent déjà les écosystèmes aquatiques du fait de nos modèles de développement. Dans ce contexte de crise de l’eau généralisée, l'eau de qualité est de plus en plus rare et convoitée : elle devient un placement financier idéal pour les investisseurs puisque chaque personne en a besoin pour vivre, et qu’aucun substitut ne peut la remplacer.
Des milliards de personnes ne jouissent toujours pas de leur droit humain à l’eau et des millions de petits paysans éprouvent déjà de grandes difficultés pour accéder à l’eau. La financiarisation de l’eau ouvre la porte à des spéculations massives et à des prix de l’eau élevés favorisant les acteurs économiques les plus puissants. C’est le risque de voir se multiplier des monocultures ou des zones sacrifiées par des crimes environnementaux causés par l’agrobusiness et l’extractivisme, dont les intérêts économiques et financiers sont bien plus attractifs pour les spéculateurs. Dans ce lucratif marché, les besoins humains et les besoins des écosystèmes ne sont pas prioritaires.
Parce que l'eau est la source de la vie, elle ne peut être considérée comme une marchandise ni comme un placement financier ou un objet de spéculation. Les menaces que font peser la pandémie et la crise climatique au niveau mondial doivent nous en faire prendre conscience de manière urgente. Laisser les lois du marché décider de la répartition et de la gestion de l’eau est inacceptable au regard des droits humains et irresponsable face à la situation écologique et sanitaire mondiale.
Protégeons l’eau, notre bien commun
Alors que l’ONU a reconnu le droit humain à l’eau il y a plus de dix ans, un sursaut est nécessaire. Pour que le droit à l’eau devienne une réalité pour tout le monde, nous devons rejeter cette vision purement économique et utilitariste de l’eau. Dans de nombreux territoires, des politiques de l’eau alternatives s’expérimentent avec, au cœur, le respect des écosystèmes dont nous dépendons. A travers le monde, des personnes s’organisent pour faire reconnaitre leur droit à l’eau et exigent leur pleine participation aux politiques des bassins versants. De nombreux collectifs dénoncent la mainmise des intérêts privés sur l’eau et résistent face à des projets mettant en péril l’eau de leur milieu de vie. D’autres font pression pour que des droits soient reconnus à des rivières, des glaciers ou des lacs. Cette responsabilité collective des communautés humaines vis-à-vis de l’eau en tant que bien commun du vivant n’est pas une option.
C’est pourquoi, en cette Journée Mondiale de l’Eau, associations et collectifs de tous les pays, dans toute notre diversité, nous nous unissons pour rappeler que l’eau est un droit humain et un bien commun. Nous continuerons de le dire, dans toutes les langues s’il le faut, l’eau c’est la vie !
Nous réaffirmons qu’un droit humain n’est pas conditionné à la capacité de payer. Nous réaffirmons qu’un bien commun ne doit pas être géré et contrôlé par les lois des marchés financiers.
Nous en appelons à la prise de responsabilité des pouvoirs publics pour qu’ils s’opposent à la financiarisation de la vie et qu’ils prennent toutes les mesures nécessaires pour rendre illégale la cotation de l’eau en bourse.
Nous appelons également chaque personne à revendiquer son droit à l’eau, à refuser l’emprise des acteurs financiers sur cet élément vital, à se réapproprier ce bien commun du vivant, et à contribuer à sa protection pour les générations présentes et futures.
Ayons l’audace de repenser notre rapport à l’eau car il en va de l’habitabilité de la Terre !
D'autre part, si vous avez du temps à consacrer à l'information sur ce combat essentiel, vous découvrirez des auditions fort intéressantes dans le cadre de la commission parlementaire en cours, en suivant ce lien :
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(20/03/2021 09:32)

Le Vayrana Info N° 54 est disponible 12/20 - par Maurice le 22/12/2020 07:42 

Décembre  2020 Le Vayrana Info N° 54 est disponible ici

.

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Le Vayrana Info N° 54 est disponible 12/20 - par Maurice le 22/12/2020 07:42 

Décembre  2020 Le Vayrana Info N° 54 est disponible ici

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(22/12/2020 07:42)

Le président de la Métropole, Bruno Bernard veut lâcher Véolia pour créer une régie publique de l’eau : les avantages et les inconvénients 11/20 - par Maurice le 03/11/2020 18:53 

Novembre 2020 Le Lyon entreprise par Dominique Largeron

Le président de la Métropole, Bruno Bernard veut lâcher Véolia pour créer une régie publique de l’eau : les avantages et les inconvénients

.

C’était dans le programme des Verts : sans surprise, Bruno Bernard, le président de la métropole de Lyon a confirmé que Lyon se passera en 2023 du groupe Véolia qui gère son eau, pour créer une régie publique de l’eau.

C’est en effet en décembre 2022 que le contrat de DSP (Délégation de service public entre la Métropole et le géant français de l’eau Véolia arrive à échéance.

Une grosse perte au passage pour Véolia, Lyon étant un de ses plus gros marchés : 90 millions d’euros par an, son deuxième marché en importance en France.

L’objectif affiché par Bruno Bernard avec ce changement annoncé : “préserver la ressource.”

Et d’ajouter : “Il faut travailler avec les agriculteurs de l’aire métropolitaine pour les inciter à limiter leurs consommations et l’utilisation de pesticides.”

Derrière cette annonce se profile un autre enjeu avec les sécheresses à répétition qui touchent la région : 90 % des captages de Véolia sont situés sur le Rhône. Or, Elisabeth Ayrault, la présidente de la CNR (Compagnie Nationale du Rhône) a annoncé à plusieurs reprises que son débit pourrait chuter de 40 %, d’ici 2050 !

En ligne de mire, le président de la métropole de Lyon vise la marge bénéficiaire de Véolia qu’il estime entre 5 et 6 % par an.

Celle-ci ne serait pas utilisée à baisser le prix de l’eau pour les habitants de la Métropole, qui devrait rester au même prix.

L’eau restera au même prix

“Il n’y aura pas de changement tarifaire, du moins, dans l’immédiat ; mais nous réfléchissons à une tarification permettant au moins la gratuité des premiers mètres cubes pour les plus démunis”, a assuré Bruno Bernard.

A noter que cette reprise en main du service de l’eau n’est pas un marqueur idéologique. Des maires de toutes tendances ont en effet décidé de sauter le pas du privé vers le public ou de conserver l’eau en régie publique. C’est plus un choix de gestion et de volonté de conserver tous les leviers de gestion autour de l’eau qui à n’en pas douter va constituer un des défis majeurs du changement climatique. Un choix donc logique pour une municipalité à coloration verte.

La régie publique a le vent en poupe

Le modèle de gestion publique de l’eau a en effet le vent en poupe actuellement en France, mais pour être pertinent, il nécessite un véritable engagement politique.

Il faut bien comprendre que le prix de l’eau servi aux populations ne doit pas être le seul indicateur : il est facile de proposer un prix bas si l’on ne provisionne pas les montants nécessaires au renouvellement des canalisations, par exemple.

L’actuelle délégation de service publique impose à Véolia de renouveler chaque année 20 km de canalisations sur les… 4 000 km de réseaux de la Métropole, ce qui assurément est peu, même si Véolia se targue d’avoir fait progresser le taux de rendement du réseau de 77 à 85 % au cours des trois dernières années grâce à 5 500 capteurs sonorisés pour repérer les fuites.

Bruno Bernard veut ainsi utiliser la marge récupérée de Véolia pour accélérer les travaux de rénovation des canalisations.

Outre les canalisations, il y a d’autres paramètres à prendre en compte dont la densité du réseau : c’est moins cher d’amener de l’eau en ville qu’à la campagne. Et la qualité de l’eau brute : plus il y a de polluants, et donc de traitements, plus le prix augmente.

Il faut également savoir que le prix ne comprend que pour un tiers l’eau potable. Les deux tiers restants financent en général dans la plupart des réseaux l’assainissement et la protection des ressources. ”

Un autre argument est prix en compte par Bruno Bernard: l’accès à l’eau des usagers les plus pauvres. “Le temps des coupures d’eau pour impayé est révolu”, selon Emmanuel Poilane, de l’association France libertés. Celle-ci s’est battue pour faire respecter la loi Brottes qui les interdit depuis 2013, au nom d’un droit à l’eau reconnu par le Conseil constitutionnel. Une régie ne coupe en général pas l’eau.

L’avenir, c’est aussi préserver la qualité de l’eau.

La logique d’une entreprise privée, c’est de proposer des traitements de plus en plus sophistiqués.

Dans la gestion publique, on a au contraire intérêt à préserver la ressource le plus en amont possible. C’est bien la politique qu’entend mener le nouvel exécutif métropolitain…

Reste que même en régie, tout n’est pas pour autant réalisé en interne. La régie recourt toujours à l’expertise du privé. Véolia pourrait ainsi conserver un rôle, même s’il se révèle bien moindre…

Un paradoxe d’ailleurs puisque c’est à Lyon qu’a été créée en 1853, l’ancêtre qui a donné naissance à Véolia…

Le président de la Métropole, Bruno Bernard veut lâcher Véolia pour créer une régie publique de l’eau : les avantages et les inconvénients 11/20 - par Maurice le 03/11/2020 18:53 

Novembre 2020 Le Lyon entreprise par Dominique Largeron

Le président de la Métropole, Bruno Bernard veut lâcher Véolia pour créer une régie publique de l’eau : les avantages et les inconvénients

.

C’était dans le programme des Verts : sans surprise, Bruno Bernard, le président de la métropole de Lyon a confirmé que Lyon se passera en 2023 du groupe Véolia qui gère son eau, pour créer une régie publique de l’eau.

C’est en effet en décembre 2022 que le contrat de DSP (Délégation de service public entre la Métropole et le géant français de l’eau Véolia arrive à échéance.

Une grosse perte au passage pour Véolia, Lyon étant un de ses plus gros marchés : 90 millions d’euros par an, son deuxième marché en importance en France.

L’objectif affiché par Bruno Bernard avec ce changement annoncé : “préserver la ressource.”

Et d’ajouter : “Il faut travailler avec les agriculteurs de l’aire métropolitaine pour les inciter à limiter leurs consommations et l’utilisation de pesticides.”

Derrière cette annonce se profile un autre enjeu avec les sécheresses à répétition qui touchent la région : 90 % des captages de Véolia sont situés sur le Rhône. Or, Elisabeth Ayrault, la présidente de la CNR (Compagnie Nationale du Rhône) a annoncé à plusieurs reprises que son débit pourrait chuter de 40 %, d’ici 2050 !

En ligne de mire, le président de la métropole de Lyon vise la marge bénéficiaire de Véolia qu’il estime entre 5 et 6 % par an.

Celle-ci ne serait pas utilisée à baisser le prix de l’eau pour les habitants de la Métropole, qui devrait rester au même prix.

L’eau restera au même prix

“Il n’y aura pas de changement tarifaire, du moins, dans l’immédiat ; mais nous réfléchissons à une tarification permettant au moins la gratuité des premiers mètres cubes pour les plus démunis”, a assuré Bruno Bernard.

A noter que cette reprise en main du service de l’eau n’est pas un marqueur idéologique. Des maires de toutes tendances ont en effet décidé de sauter le pas du privé vers le public ou de conserver l’eau en régie publique. C’est plus un choix de gestion et de volonté de conserver tous les leviers de gestion autour de l’eau qui à n’en pas douter va constituer un des défis majeurs du changement climatique. Un choix donc logique pour une municipalité à coloration verte.

La régie publique a le vent en poupe

Le modèle de gestion publique de l’eau a en effet le vent en poupe actuellement en France, mais pour être pertinent, il nécessite un véritable engagement politique.

Il faut bien comprendre que le prix de l’eau servi aux populations ne doit pas être le seul indicateur : il est facile de proposer un prix bas si l’on ne provisionne pas les montants nécessaires au renouvellement des canalisations, par exemple.

L’actuelle délégation de service publique impose à Véolia de renouveler chaque année 20 km de canalisations sur les… 4 000 km de réseaux de la Métropole, ce qui assurément est peu, même si Véolia se targue d’avoir fait progresser le taux de rendement du réseau de 77 à 85 % au cours des trois dernières années grâce à 5 500 capteurs sonorisés pour repérer les fuites.

Bruno Bernard veut ainsi utiliser la marge récupérée de Véolia pour accélérer les travaux de rénovation des canalisations.

Outre les canalisations, il y a d’autres paramètres à prendre en compte dont la densité du réseau : c’est moins cher d’amener de l’eau en ville qu’à la campagne. Et la qualité de l’eau brute : plus il y a de polluants, et donc de traitements, plus le prix augmente.

Il faut également savoir que le prix ne comprend que pour un tiers l’eau potable. Les deux tiers restants financent en général dans la plupart des réseaux l’assainissement et la protection des ressources. ”

Un autre argument est prix en compte par Bruno Bernard: l’accès à l’eau des usagers les plus pauvres. “Le temps des coupures d’eau pour impayé est révolu”, selon Emmanuel Poilane, de l’association France libertés. Celle-ci s’est battue pour faire respecter la loi Brottes qui les interdit depuis 2013, au nom d’un droit à l’eau reconnu par le Conseil constitutionnel. Une régie ne coupe en général pas l’eau.

L’avenir, c’est aussi préserver la qualité de l’eau.

La logique d’une entreprise privée, c’est de proposer des traitements de plus en plus sophistiqués.

Dans la gestion publique, on a au contraire intérêt à préserver la ressource le plus en amont possible. C’est bien la politique qu’entend mener le nouvel exécutif métropolitain…

Reste que même en régie, tout n’est pas pour autant réalisé en interne. La régie recourt toujours à l’expertise du privé. Véolia pourrait ainsi conserver un rôle, même s’il se révèle bien moindre…

Un paradoxe d’ailleurs puisque c’est à Lyon qu’a été créée en 1853, l’ancêtre qui a donné naissance à Véolia…

(03/11/2020 18:53)

Véolia-Suez: Genèse d'une affaire d'Etat : 10/20 - par Maurice le 28/10/2020 08:56 

26 octobre 2020

Véolia-Suez : Genèse d'une affaire d'état... 

Ici  le dossier de presse de blog du monde diplomatique du 26/10/2020 Par Marc Laimé . Zoom

Véolia-Suez : Genèse d'une affaire d'état-

Lecture pleine page

Véolia-Suez: Genèse d'une affaire d'Etat : 10/20 - par Maurice le 28/10/2020 08:56 

26 octobre 2020

Véolia-Suez : Genèse d'une affaire d'état... 

Ici  le dossier de presse de blog du monde diplomatique du 26/10/2020 Par Marc Laimé . Zoom

Véolia-Suez : Genèse d'une affaire d'état-

Lecture pleine page

(28/10/2020 08:56)

Question de vayrana à la mairie de Véranne : 06/20 - par Maurice le 22/06/2020 08:51 

21 juin  2020

Alerte Mairie de Véranne : Question de Vayrana à la mairie de Véranne... 

Suivre les information en temps réel sur le site de la mairie de Véranne.

A propos de la crise de la qualité de l'eau potable que nous traversons, nous aimerions avoir réponse à quelques questions en relation avec le contrat avec la Saur.

Bien qu'en cas de crise majeure (ce qui est le cas) "la crise doit être gérée par la CCPR avec l'appui du délégataire".
Or, lors de la distribution d'eau en bouteilles vendredi, nous avons vu en action le Maire de Véranne une Adjointe et la Secrétaire de Mairie. Avons nous oublié quelqu'un de la CCPR ou de la Saur ?

Pouvez-vous également nous confirmer que nous avons été alertés par un message téléphonique de l'ARS qui réalise aussi les analyses de confirmation de celles opérées par la Saur ? Qui a commandé les bouteilles d'eau, à qui et qui les paient ? Comment les personnes incapables de se déplacer ont-elles été ravitaillées, si ce n'est par la solidarité citoyenne ?

Ces questions en lien avec les inquiétudes émises en Conseil communautaire par Annick Flacher qui ne voulait pas "à avoir à distribuer les bouteilles d'eau en cas de crise" si nous étions passés en régie. En aucun cas pour critiquer la gestion effective de la crise actuelle, à notre avis bien assurée par les élus et personnel municipaux. Merci de vos réponses.

--Vayrana--

Question de vayrana à la mairie de Véranne : 06/20 - par Maurice le 22/06/2020 08:51 

21 juin  2020

Alerte Mairie de Véranne : Question de Vayrana à la mairie de Véranne... 

Suivre les information en temps réel sur le site de la mairie de Véranne.

A propos de la crise de la qualité de l'eau potable que nous traversons, nous aimerions avoir réponse à quelques questions en relation avec le contrat avec la Saur.

Bien qu'en cas de crise majeure (ce qui est le cas) "la crise doit être gérée par la CCPR avec l'appui du délégataire".
Or, lors de la distribution d'eau en bouteilles vendredi, nous avons vu en action le Maire de Véranne une Adjointe et la Secrétaire de Mairie. Avons nous oublié quelqu'un de la CCPR ou de la Saur ?

Pouvez-vous également nous confirmer que nous avons été alertés par un message téléphonique de l'ARS qui réalise aussi les analyses de confirmation de celles opérées par la Saur ? Qui a commandé les bouteilles d'eau, à qui et qui les paient ? Comment les personnes incapables de se déplacer ont-elles été ravitaillées, si ce n'est par la solidarité citoyenne ?

Ces questions en lien avec les inquiétudes émises en Conseil communautaire par Annick Flacher qui ne voulait pas "à avoir à distribuer les bouteilles d'eau en cas de crise" si nous étions passés en régie. En aucun cas pour critiquer la gestion effective de la crise actuelle, à notre avis bien assurée par les élus et personnel municipaux. Merci de vos réponses.

--Vayrana--

(22/06/2020 08:51)

Alerte Mairie de Véranne : 06/20 - par Maurice le 22/06/2020 08:45 

19 juin  2020

Alerte Mairie de Véranne : Une contamination bactériologique sur le réseau d'eau... 

Suivre les information en temps réel sur le site de la mairie de Véranne.

ATTENTION

Dans le cadre d’un contrôle sanitaire de l’eau destinée à la consommation, des analyses ont révélé une contamination bactériologique (voir les conclusions de l’ARS).

Une chloration choc est en cours.

Il est recommandé de ne pas utiliser l’eau du robinet pour la boisson et la préparation des aliments.

Des bouteilles d’eau sont disponibles à la salle des fêtes ce vendredi 19 juin, de 18 heures à 20 heures et samedi 20 juin de 9 heures à midi.

Une nouvelle information suivra dès le retour à la normale.

Alerte Mairie de Véranne : 06/20 - par Maurice le 22/06/2020 08:45 

19 juin  2020

Alerte Mairie de Véranne : Une contamination bactériologique sur le réseau d'eau... 

Suivre les information en temps réel sur le site de la mairie de Véranne.

ATTENTION

Dans le cadre d’un contrôle sanitaire de l’eau destinée à la consommation, des analyses ont révélé une contamination bactériologique (voir les conclusions de l’ARS).

Une chloration choc est en cours.

Il est recommandé de ne pas utiliser l’eau du robinet pour la boisson et la préparation des aliments.

Des bouteilles d’eau sont disponibles à la salle des fêtes ce vendredi 19 juin, de 18 heures à 20 heures et samedi 20 juin de 9 heures à midi.

Une nouvelle information suivra dès le retour à la normale.

(22/06/2020 08:45)

Gestion privée de l'eau: à Toulouse, la mairie noie le poisson : 06/20 - par Maurice le 05/06/2020 08:49 

4 juin  2020

Gestion privée de l'eau : à Toulouse, la mairie noie le poisson... 

Libé - Stéphane Thépot, correspondant à Toulouse — 4 juin 2020

Jouant sur les mots, la ville de Toulouse refuse de parler de «privatisation» au sujet des délégations de service public sur l'eau
et l'assainissement. Mais comment Veolia et Suez peuvent-ils être moins chers qu'une régie publique ?


«J’ai tout négocié, sauf le prix», assure Pierre Trautmann dans son bureau du troisième étage du Capitole. L’adjoint au maire de Toulouse a conduit de main de maître la renégociation du contrat de délégation de service public de l’eau et de l’assainissement de la ville, étendu aux 36 autres communes de la métropole depuis le début de l’année 2020.


Les premières factures commencent à arriver dans les foyers. Première surprise : Veolia, concessionnaire depuis 30 ans du service à Toulouse, a totalement disparu sous une nouvelle marque, «eau de Toulouse métropole». Son principal concurrent, Suez, retenu par les élus en décembre 2018 pour assurer la partie assainissement pendant 12 ans, aussi. Les deux groupes se sont volontairement effacés au profit de la nouvelle dénomination, en lettres minuscules, qui retrouve l’usage des majuscules dans son logo avec cette signature en lettres capitales : «Service public».


« Posture politique»


Pour les 36 élus de gauche, minoritaires, qui avaient voté contre cette nouvelle délégation de service public, il s’agit presque d’une provocation. «Cela permet de ne pas mettre en avant des prestataires privés qui n’ont pas la cote auprès de la population», réagit François Lépineux sur Twitter. Le maire de Brax, petite commune de moins de 3 000 habitants en lisière de la forêt de Bouconne à l’ouest de l’agglomération, militait aux cotés d’un collectif associatif et syndical pour le retour à une régie publique afin d’exploiter directement les stations de pompage et les quatre usines de traitement de l’eau, les 17 stations d’épuration et les centaines de kilomètres de canalisations et d’égouts qui desservent l’agglomération. Il avait même organisé un référendum sur le sujet dans sa commune, tout comme le
maire de L’Union, Marc Péré.  «Posture politique», ronchonne Pierre Trautmann. Le maire de Toulouse et président de Toulouse Métropole, Jean-Luc Moudenc (LR), s’est appuyé sur l’expertise de son adjoint, ancien directeur général des services de la ville. C’est lui qui avait déjà négocié l’arrivée de l’ancêtre de Veolia, la Compagnie générale des eaux, il y a trente ans, à l’époque de Dominique Baudis. Aux yeux des partisans d’un retour à une régie publique, Pierre Trautmann est l’homme qui a fait entrer le loup dans la bergerie. Ce polytechnicien se réjouit au contraire de travailler avec «les deux meilleures entreprises du monde»
dans le domaine de l’eau. Il fait valoir que les nouveaux contrats de délégation ont été votés par une large majorité de plus de 80 élus de la métropole, «toutes tendances politiques confondues».


Pierre Trautmann est surtout fier d’annoncer une baisse substantielle du prix de l’eau. A moins de trois euros le mètre cube (2,91 euros), l’eau de Toulouse Métropole serait l’une des moins chères de France. Sur la base d’une consommation moyenne de 10 mètres cubes par mois, un ménage toulousain
économiserait plus de 120 euros par an, selon les calculs de la municipalité. Le nouveau tarif étant harmonisé à l’échelle des 37 communes de la métropole, certains habitants qui payaient l’eau jusqu’à 5 euros vont voir leur facture baisser de 40 %.

Les partisans de la régie publique ont du mal à croire à ce miracle comptable. Quatre élus d’opposition ont même saisi le tribunal administratif. Ils soupçonnent une «manipulation» lors de l’étude comparative qui a conclu que la régie serait plus chère que l’offre des groupes privés. Comment un tel tour de passepasse est-il possible alors qu’une régie n’a pas d’actionnaires à rémunérer, demande en substance le collectif Ô Toulouse ? Si Veolia, même aiguillonnée par la concurrence de Suez, a pu baisser aussi fortement son tarif, c’est que le groupe devait pratiquer des marges importantes auparavant, grincent d’autres élus sceptiques.

Calcul comptable

De fait, Veolia avait déjà accepté de revoir son prix à la baisse. Pierre Cohen, alors maire socialiste de la ville rose, avait négocié une baisse du tarif de l’eau de 25 % en 2010, mais sans toucher à l’assainissement ni rompre prématurément le contrat, comme l’aurait souhaité le collectif Eau Secours. «On ne voulait pas être condamné à payer des indemnités à Veolia», explique Nicolas Tissot, ancien adjoint au maire socialiste. Un risque évalué entre 14 et 90 millions d’euros. Le Conseil d’Etat a confirmé en janvier dernier la condamnation définitive à plus de 2 millions d’indemnités de Toulouse Métropole pour la rupture anticipée, en 2010, du contrat qui liait la Lyonnaise des eaux à la commune de Saint-Orens-de-Gameville, une commune de l’est de l’agglomération qui était alors la seule à être dirigée par
un maire communiste.


Pierre Trautmann et Nicolas Tissot, qui représente désormais les associations d’usagers au conseil d’administration de la société ad hoc créée par Veolia, sont d’accord au moins sur un point : si Toulouse bénéficie d’un prix de l’eau très compétitif, c’est que l’agglomération peut compter sur une ressource de proximité abondante et de relative bonne qualité toute l’année : 90 % de l’eau est captée dans la Garonne, avec possibilité de puiser dans l’Ariège en cas de pollution. Les principales stations de pompage, situées à la confluence des deux cours d’eau pyrénéens, font remonter l’eau jusqu’à l’usine de traitement située sur la colline de Pech David. L’usine de Lacourtensourt, qui alimentait en eau les communes du nord de l’agglomération depuis le canal latéral, va pour sa part être fermée car elle était contrainte, lors des périodes de chômage du canal, de pomper directement dans la Garonne en aval de la station d’épuration de Ginestous.


A deux pas du fameux stade de rugby des Rouge et Noir du Stade toulousain, la station qui reçoit la plupart des égouts de l’agglomération est en passe de devenir une véritable usine à gaz : les boues malodorantes issues du traitement des eaux usées vont y être transformées en méthane. Les premiers essais de digesteurs sont en cours. L’injection dans le réseau du gaz obtenu dans quelques mois va même permettre de générer des recettes estimées à 3,71 millions d’euros par an à partir de 2021. L’argument financier a su convaincre l’ingénieur Pierre Trautmann, peu convaincu par la méthanisation proposée dès les années 90 par un ancien élu écologiste d’opposition. En prime, le procédé doit définitivement éradiquer les mauvaises odeurs de Ginestous. Mais c’est donc le groupe Suez qui a hérité pour douze ans de cette installation construite par une filiale de Veolia pour 28 millions d’euros.

Gestion privée de l'eau: à Toulouse, la mairie noie le poisson : 06/20 - par Maurice le 05/06/2020 08:49 

4 juin  2020

Gestion privée de l'eau : à Toulouse, la mairie noie le poisson... 

Libé - Stéphane Thépot, correspondant à Toulouse — 4 juin 2020

Jouant sur les mots, la ville de Toulouse refuse de parler de «privatisation» au sujet des délégations de service public sur l'eau
et l'assainissement. Mais comment Veolia et Suez peuvent-ils être moins chers qu'une régie publique ?


«J’ai tout négocié, sauf le prix», assure Pierre Trautmann dans son bureau du troisième étage du Capitole. L’adjoint au maire de Toulouse a conduit de main de maître la renégociation du contrat de délégation de service public de l’eau et de l’assainissement de la ville, étendu aux 36 autres communes de la métropole depuis le début de l’année 2020.


Les premières factures commencent à arriver dans les foyers. Première surprise : Veolia, concessionnaire depuis 30 ans du service à Toulouse, a totalement disparu sous une nouvelle marque, «eau de Toulouse métropole». Son principal concurrent, Suez, retenu par les élus en décembre 2018 pour assurer la partie assainissement pendant 12 ans, aussi. Les deux groupes se sont volontairement effacés au profit de la nouvelle dénomination, en lettres minuscules, qui retrouve l’usage des majuscules dans son logo avec cette signature en lettres capitales : «Service public».


« Posture politique»


Pour les 36 élus de gauche, minoritaires, qui avaient voté contre cette nouvelle délégation de service public, il s’agit presque d’une provocation. «Cela permet de ne pas mettre en avant des prestataires privés qui n’ont pas la cote auprès de la population», réagit François Lépineux sur Twitter. Le maire de Brax, petite commune de moins de 3 000 habitants en lisière de la forêt de Bouconne à l’ouest de l’agglomération, militait aux cotés d’un collectif associatif et syndical pour le retour à une régie publique afin d’exploiter directement les stations de pompage et les quatre usines de traitement de l’eau, les 17 stations d’épuration et les centaines de kilomètres de canalisations et d’égouts qui desservent l’agglomération. Il avait même organisé un référendum sur le sujet dans sa commune, tout comme le
maire de L’Union, Marc Péré.  «Posture politique», ronchonne Pierre Trautmann. Le maire de Toulouse et président de Toulouse Métropole, Jean-Luc Moudenc (LR), s’est appuyé sur l’expertise de son adjoint, ancien directeur général des services de la ville. C’est lui qui avait déjà négocié l’arrivée de l’ancêtre de Veolia, la Compagnie générale des eaux, il y a trente ans, à l’époque de Dominique Baudis. Aux yeux des partisans d’un retour à une régie publique, Pierre Trautmann est l’homme qui a fait entrer le loup dans la bergerie. Ce polytechnicien se réjouit au contraire de travailler avec «les deux meilleures entreprises du monde»
dans le domaine de l’eau. Il fait valoir que les nouveaux contrats de délégation ont été votés par une large majorité de plus de 80 élus de la métropole, «toutes tendances politiques confondues».


Pierre Trautmann est surtout fier d’annoncer une baisse substantielle du prix de l’eau. A moins de trois euros le mètre cube (2,91 euros), l’eau de Toulouse Métropole serait l’une des moins chères de France. Sur la base d’une consommation moyenne de 10 mètres cubes par mois, un ménage toulousain
économiserait plus de 120 euros par an, selon les calculs de la municipalité. Le nouveau tarif étant harmonisé à l’échelle des 37 communes de la métropole, certains habitants qui payaient l’eau jusqu’à 5 euros vont voir leur facture baisser de 40 %.

Les partisans de la régie publique ont du mal à croire à ce miracle comptable. Quatre élus d’opposition ont même saisi le tribunal administratif. Ils soupçonnent une «manipulation» lors de l’étude comparative qui a conclu que la régie serait plus chère que l’offre des groupes privés. Comment un tel tour de passepasse est-il possible alors qu’une régie n’a pas d’actionnaires à rémunérer, demande en substance le collectif Ô Toulouse ? Si Veolia, même aiguillonnée par la concurrence de Suez, a pu baisser aussi fortement son tarif, c’est que le groupe devait pratiquer des marges importantes auparavant, grincent d’autres élus sceptiques.

Calcul comptable

De fait, Veolia avait déjà accepté de revoir son prix à la baisse. Pierre Cohen, alors maire socialiste de la ville rose, avait négocié une baisse du tarif de l’eau de 25 % en 2010, mais sans toucher à l’assainissement ni rompre prématurément le contrat, comme l’aurait souhaité le collectif Eau Secours. «On ne voulait pas être condamné à payer des indemnités à Veolia», explique Nicolas Tissot, ancien adjoint au maire socialiste. Un risque évalué entre 14 et 90 millions d’euros. Le Conseil d’Etat a confirmé en janvier dernier la condamnation définitive à plus de 2 millions d’indemnités de Toulouse Métropole pour la rupture anticipée, en 2010, du contrat qui liait la Lyonnaise des eaux à la commune de Saint-Orens-de-Gameville, une commune de l’est de l’agglomération qui était alors la seule à être dirigée par
un maire communiste.


Pierre Trautmann et Nicolas Tissot, qui représente désormais les associations d’usagers au conseil d’administration de la société ad hoc créée par Veolia, sont d’accord au moins sur un point : si Toulouse bénéficie d’un prix de l’eau très compétitif, c’est que l’agglomération peut compter sur une ressource de proximité abondante et de relative bonne qualité toute l’année : 90 % de l’eau est captée dans la Garonne, avec possibilité de puiser dans l’Ariège en cas de pollution. Les principales stations de pompage, situées à la confluence des deux cours d’eau pyrénéens, font remonter l’eau jusqu’à l’usine de traitement située sur la colline de Pech David. L’usine de Lacourtensourt, qui alimentait en eau les communes du nord de l’agglomération depuis le canal latéral, va pour sa part être fermée car elle était contrainte, lors des périodes de chômage du canal, de pomper directement dans la Garonne en aval de la station d’épuration de Ginestous.


A deux pas du fameux stade de rugby des Rouge et Noir du Stade toulousain, la station qui reçoit la plupart des égouts de l’agglomération est en passe de devenir une véritable usine à gaz : les boues malodorantes issues du traitement des eaux usées vont y être transformées en méthane. Les premiers essais de digesteurs sont en cours. L’injection dans le réseau du gaz obtenu dans quelques mois va même permettre de générer des recettes estimées à 3,71 millions d’euros par an à partir de 2021. L’argument financier a su convaincre l’ingénieur Pierre Trautmann, peu convaincu par la méthanisation proposée dès les années 90 par un ancien élu écologiste d’opposition. En prime, le procédé doit définitivement éradiquer les mauvaises odeurs de Ginestous. Mais c’est donc le groupe Suez qui a hérité pour douze ans de cette installation construite par une filiale de Veolia pour 28 millions d’euros.

(05/06/2020 08:49)

22/06/2021 09:32