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Quand tu bois de l'eau, pense à la source !   Vayrana - proverbe oriental

  

"L'eau renversée est difficile à rattraper"   Proverbe chinois

  

"La force de l'eau vient de la source"   Proverbe persan

  

Chacun dirige l'eau vers son moulin"   Proverbe corse

  

"A l'échelle cosmique, l'eau liquide est plus rare que l'or"   Hubert Reeves (astrophysicien)

  

"En buvant l'eau du puits, n'oubliez pas ceux qui l'ont creusé"   Proverbe chinois

  

"Quand on tombe dans l'eau, la pluie ne fait plus peur"   Proverbe russe

  

"Nous ne connaissons la valeur de l'eau que lorsque le puits est à sec"   Proverbe anglais

  

"Il ne faut jamais dire "fontaine, je ne boirais pas de ton eau""   Proverbe français

  

Chacun tire l’eau vers son moulin et laisse à sec son voisin.   Proverbe Catalan

  

Le feu craint  l’eau    Proverbe Cévenol -1886-

  

Qui vient de l’eau retourne à l'eau   Proverbe Français -1588-

  

Vin répandu ne vaut pas l'eau de la fontaine    Proverbe Français - 1962-

  

L'eau arrêté devient impure    Proverbe Géorgien

  

Quand on a soif, personne, excepté le fou, ne renversera de l'eau    Proverbe Géorgien -1956-

  

Goutte après goutte, la goutte d'eau creuse le rocher    Proverbe latin

Les 5 derniers billets

mai 2020

Australie : un marché de l'eau à la dérive.

Par Aude Massiot, Envoyée spéciale à Dubbo et Sydney — Libé 13 mai 2020 Depuis 1994, le pays a mis en place un système censé soutenir l’économie tout en
empêchant le gaspillage de la précieuse ressource. Mais sans garde-fou, il incite à la spéculation avec des conséquences pour les plus petits exploitants, comme dans la région de Dubbo en Nouvelle-Galles du Sud.


D’un rapide geste de la main, Scott chasse une mouche de son visage bronzé. Au volant de son pick-up brinquebalant sur le bitume surchauffé, l’agriculteur en jean et coiffé d’un chapeau de cow-boy montre des deux côtés de la route des bovins noirs qui grattent les prairies caillouteuses sous le soleil ardent. «Nos vaches
devraient avoir de l’herbe jusqu’aux genoux à cette époque de l’année, lance l’Australien de 54 ans. Dans une saison normale, on serait en train de travailler dans les champs. Au lieu de ça, on est assis dans nos fermes, désoeuvrés.»


La région de Dubbo, au centre de la Nouvelle-Galles du Sud, en Australie, souffre depuis trois ans de l’une des pires sécheresses de son histoire. Sans irrigation, rien ne pousse. L’eau qui était déjà une précieuse ressource dans ces contrées semi-arides est devenue un bien rare et convoité. Et comme partout dans le pays, une source de revenus pour certains. Car en Australie, l’eau a un prix.


L’île-continent a été le premier pays au monde à avoir mis en place un marché de l’eau, dès 1994, qui draine aujourd’hui entre 1 et 2 milliards de dollars australiens par an (600 000 à 1,2 million d’euros). A l’origine, le but affiché par le gouvernement fédéral était clair : favoriser les activités les plus productives pour booster l’économie
australienne. «Cette réforme s’est faite dans une approche néolibérale, explique Rosemary Lyster, professeure de droit environnemental de l’université de Sydney. Quand, en 2004, le gouvernement a voulu faire du mécanisme de marché le principal outil de gestion de l’eau dans le pays, c’est le Conseil national de la concurrence qui a été chargé de vérifier que les Etats se conformaient à la réforme. Près de 16 milliards de dollars australiens ont été débloqués pour les encourager.»


«Trop de quotas distribués»


Bien que ses motivations soient économiques, le gouvernement australien a été forcé d’inclure des impératifs environnementaux dans sa réforme. Pour surpasser les pouvoirs des Etats, l’exécutif fédéral a dû se baser sur plusieurs traités de droit international signés par l’Australie sur la protection de la biodiversité. Grâce à ce tour de
passe-passe légal, le Water Act, voté en 2007 pour conforter le système de marché, énonce clairement la protection des écosystèmes comme une des priorités des plans de gestion de l’eau que doivent développer les Etats en parallèle des marchés.


L’idée était bien de donner un prix à l’eau. En cas de pénurie, les tarifs augmenteraient et seules les activités les plus rémunératrices auraient les moyens financiers de continuer à acheter de l’or bleu. Contre toute attente, les environnementalistes ont soutenu le principe car, selon eux, ce système permettrait de réduire les gaspillages. En plus de cela, le gouvernement fédéral s’est engagé à acheter une certaine quantité d’eau tous les ans pour garantir qu’elle reste dans l’environnement.


Seulement, vingt-six ans plus tard, le système est en crise, et la sécheresse historique en révèle abruptement les défauts. Son fonctionnement est complexe mais il peut être résumé ainsi : les territoires ont distribué des droits permanents à pomper de l’eau aux agriculteurs, aux industriels et aux collectivités. Ceux-ci peuvent choisir de
revendre temporairement ou définitivement leurs quotas, s’ils n’en ont pas besoin ou pour engranger des revenus. Ces transactions se jouent dans des véritables bourses de l’eau où les prix fluctuent en fonction de l’offre et de la demande. Tout le monde peut se servir.


Des filets d’oranges et de tomates étalés sur le stand devant lui, une main pour se cacher du soleil au zénith, Tony Barlow relate, sans émotion, comment il maintient son exploitation en vie au jour le jour. «Comme le niveau de l’eau de la rivière Macquarie, qui passe en bordure de la ville, est bas, il est devenu très cher d’acheter de l’eau, dit l’agriculteur en servant un client sur le marché de Dubbo. Je paye environ 1 000 dollars australiens le mégalitre contre 150 dans une année normale, sachant que j’en consomme autour de 80 mégalitres par an dans mon exploitation.» Comment trouve-t-il son eau ? Comme beaucoup de ses confrères, il a recours à un courtier, qui prend une juteuse commission : «Il nous appelle quand il a trouvé un autre agriculteur prêt à me vendre une partie de son eau. Puis nous avons vingt-quatre heures pour pomper la quantité d’eau achetée, une fois qu’elle a été relâchée dans la rivière.»


Comme Scott, Tony connaît des fermiers qui ont arrêté de travailler et trouvent plus profitable de vendre leurs droits à l’eau. Même les collectivités comme le conseil régional de Dubbo payent des intermédiaires pour vendre leurs quotas sur les marchés, nous a expliqué une des responsables locales.


John Quiggin, un des économistes australiens experts de la question, ne considère pas que le système de marché est inefficace en soi pour bien gérer les ressources naturelles. «Le problème est que, comme pour le marché carbone européen, trop de quotas ont été distribués par rapport à l’eau disponible dans l’environnement,
argumente le chercheur de l’université du Queensland. Les calculs n’avaient pas de fondements scientifiques et ils ne prenaient pas en compte la baisse de la disponibilité de l’eau causée par le réchauffement climatique.»


Assis sur une botte de foin, à l’ombre d’un hangar en tôle grise, Scott ne décrie pas non plus le système, efficace pour limiter le gaspillage. Mais lui qui irrigue une partie de ses terres pour produire du foin, pointe du doigt une autre dérive : il regrette qu’il ne soit pas nécessaire d’avoir un usage de l’eau pour en acquérir des droits. «Des
investisseurs et des fonds spéculatifs achètent des quantités énormes de quotas d’eau, puis attendent que les prix montent pour les revendre, explique le fermier descendant de trois générations d’agriculteurs. Ce n’est pas normal.» Cette spéculation commence déjà à transformer le paysage agricole australien. Les cultures d’agrumes, de coton et d’amandes remplacent peu à peu les céréales et se concentrent dans les mains d’un nombre réduit d’entreprises de l’agro-industrie.


D’après David Littleproud, le ministre fédéral responsable des ressources en eau, 14 % des licences sont détenues par des investisseurs. Cette spéculation financière est une conséquence logique du système tel qu’il a été mis en place, assure, de son côté, Rosemary Lyster. «Ces entreprises utilisent la loi parce qu’elles le peuvent, souligne la chercheuse. Il est impossible de dire si un système de marché de l’eau est efficace ou non, car il n’a jamais pu fonctionner correctement, en Australie, à cause des interférences politiques et du lobby agricole.»


«Problèmes de surveillance»


Le gouvernement a commencé à s’inquiéter de ces dérives seulement récemment. Réuni avec les Etats, en décembre, il a demandé à la Commission australienne de la concurrence et des consommateurs de «présenter des recommandations, [prévues en mars et finalement repoussées, ndlr] sur l’impact de la propriété étrangère de
droits sur l’eau, de la possession monopolistique et de la spéculation contre-productive, et de déterminer si des changements sont nécessaires dans la réglementation du marché».


La porte de sa maison grande ouverte sur la rue d’un quartier cossu de Sydney, Emma Carmody a le ton de ceux qui ont l’habitude de se battre pour obtenir ce qu’ils veulent. En 2017, un documentaire d’investigation a révélé l’un des plus gros scandales liés au marché de l’eau australien, et l’avocate en était l’une des principales sources. «Plusieurs clients étaient venus me voir, inquiets après que des vols d’eau ont été perpétrés dans le nord de la Nouvelle-Galles du Sud, raconte-t-elle. Ils avaient prévenu les autorités mais elles n’avaient pas réagi. J’ai fait de même, elles n’étaient pas intéressées. Alors j’ai commencé à enquêter toute seule et j’ai fini par obtenir des preuves qu’un gros producteur de coton volait d’importantes quantités d’eau en trafiquant ses compteurs de pompage.» Après la sortie du documentaire sur la chaîne publique ABC, son cabinet a porté plainte.


D’après cette experte du droit de l’environnement australien, la loi sur l’eau n’est pas le problème, mais plutôt son application. «Depuis ces révélations, plusieurs enquêtes officielles ont prouvé qu’il y avait de gros problèmes de surveillance, notamment de vérification de la fiabilité des compteurs d’eau adossés aux pompes dans les cours d’eau, ajoute Emma Carmody. Un nouveau régulateur très sérieux a été mis en poste en Nouvelle-Galles du Sud. C’est une première avancée.» Dans sa clientèle, elle réunit autant des fermiers de produits laitiers que des communautés autochtones, tous démunis face aux prix du marché. «Une partie de l’industrie ne peut pas survivre et l’Etat ne les aide pas, poursuit-elle. Certains diraient que c’est le but du marché, mais ce n’est pas humain de créer un système destiné à réduire l’accès à l’eau aux personnes qui en ont besoin.»


Au marché de Dubbo, Jack s’affaire derrière ses pots de confits de figues aux multiples épices. Il n’hésite pas à poser la question en toile de fond du débat national, mais qu’étonnamment personne ne semble vouloir formuler : est-il seulement moral de commercialiser une ressource naturelle comme l’eau ?


Aude Massiot Envoyée spéciale à Dubbo et Sydney


 

Publié le 23/05/2020 04:11  |     |

Le 8 mai 2020  ...

Etat biologique des milieux aquatiques en France - Edition 2019 - Office international de l'eau.

Etat biologique des milieux aquatiques en France – Edition 2019 - Office international de l'eau

La directive habitats-faune-flore (DHFF) et la directive cadre sur l’eau (DCE) sont deux textes qui visent la préservation des espèces et des écosystèmes. Si le périmètre, les concepts et les unités d’évaluation de ces deux directives ne sont pas équivalents, elles placent toutes les deux la biologie au cœur de leurs principes. Bien que la biodiversité aquatique soit trop vaste pour connaître son état de manière exhaustive, les dispositifs mis en place par les États membres dans le cadre de cette réglementation permettent : d’évaluer l’état biologique d’une partie des masses d’eau de surface (cours d’eau, plans d’eau, eaux de transition et côtières), sur la base du suivi de certaines communautés biologiques (poissons, macro-invertébrés, phytoplancton, macrophytes et phytobenthos) ; d’évaluer l’état de conservation des habitats et des espèces considérées comme d’intérêt communautaire et prioritaires car menacés de disparition, vulnérables, rares ou endémiques.

Les données disponibles, issues des évaluations réalisées dans le cadre de la DCE et la DHFF, et leur mise en regard montrent que : les connaissances acquises ont largement progressé depuis les premiers bilans, avec une augmentation des suivis et l’évolution des méthodes d’évaluation ; à l’échelle de l’Union européenne, la France se situe près de la moyenne européenne pour l’état biologique des masses d’eau et l’état de conservation des espèces d’intérêt communautaire inféodées aux milieux humides, tandis qu’elle est dans le bas du classement pour les habitats humides ; les résultats de l’évaluation de l’état de conservation des espèces et habitats sont plus sévères que ce que révèlent les résultats de l’évaluation de l’état biologique, ce qui semble logique puisqu’elle concerne des espèces et des habitats déjà identifiés comme menacés ou vulnérables ; la situation semble être moins dégradée en 2016 qu’en 2010 pour les masses d’eau cours d’eau et pour les masses d’eau plans d’eau, mais inversement pour les masses d’eau de transition et masses d’eau côtière ; la tendance d’évolution pour l’état de conservation des habitats humides et des espèces inféodées aux milieux humides est globalement à la stabilité et au déclin.

Voir le rapport ici

Publié le 08/05/2020 10:34  |     |

 avril 2020

Etat de la situation hydrologique du département de la Loire.

Le déficit pluviométrique observé depuis le début de l’année 2020 a favorisé un assèchement précoce des sols. Ainsi, seulement 19 mm de précipitations cumulées ont été enregistrées à Andrézieux-Bouthéon depuis le 1er mars.

Les niveaux des cours d’eau du département de la Loire sont très inférieurs aux moyennes saisonnières (occurrences quinquennales à décennales sèches). Les températures maximales relativement élevées depuis le 4 avril et l’augmentation de l’évapotranspiration ont accentuées la faiblesse des débits, notamment du Gier ou encore du Rhins.

Selon les prévisions de Météo-France pour quinze jours, aucun renversement notable vers un temps humide ne se dégage hormis un faible épisode pluvieux entre dimanche et lundi.

Aussi, afin de préserver les usages prioritaires et la survie des écosystèmes aquatiques et anticiper toute dégradation potentielle de la situation hydrologique l’ensemble du département est placé en situation de vigilance.

De fait, tous les usagers sont d’ores et déjà invités à limiter leur consommation d’eau dans le cadre d’une gestion raisonnée de la ressource.

Si, en l’absence de pluies significatives, cette situation ne s’améliore pas au cours des prochaines semaines, des mesures de limitation des usages de l’eau pourraient être prises sur certains secteurs du département.

Les services de contrôle seront vigilants durant cette période pour s’assurer du respect des règlements et des arrêtés préfectoraux individuels d’autorisation ou déclaration de prélèvement, en particulier vis-à-vis du respect du débit à réserver aux cours d’eau.

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Le service de l'état dans la Loire information du 22/04/2020

 

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Publié le 30/04/2020 18:46  |     |

Le 10 avril 2020  ...

7ème édition l'étude BIPE sur les services publics d'eau et d'assainissement.

Le BIPE et la FP2E publient les résultats de la 7ème édition de l’étude BIPE sur les services publics d’eau et d’assainissement. Ce rapport livre des informations essentielles, dont certaines inédites, et des analyses objectives pour comprendre le fonctionnement des services publics d’eau français et les activités du secteur en France et à l’international.

Au-delà du bilan qu’il dresse sur les performances des services d’eau et d’assainissement, le rapport sensibilise sur leur nécessaire adaptation au changement climatique.

Etat et disponibilité de la ressource, organisation institutionnelle, gouvernance et performance des services, recherche et développement, compétitivité du secteur de l’eau, contribution des entreprises sur le plan social : l’étude dresse un panorama exhaustif et précise les enjeux actuels et à venir pour le secteur.

Nous regrettons juste que ce rapport ne parle pas trop des résultats des régies comme aux pages 85 à 88 (Vayrana) ...

Le rapport est accessible dans notre rubrique" OBTENTION D'INF'EAU" puis "Etude, Rapport, Divers" puis " 7ème édition l’étude BIPE sur les services publics d’eau et d’assainissement "

Publié le 10/04/2020 09:41  |     |
Urgence Phytosanitaire 04/20  -  par Maurice

08 avril 2020

Urgence phytosanitaire

Pesticides : l’association Eau et Rivières dénonce une décision « scandaleuse » des préfets (Ouest-France)

« En pleine crise sanitaire, et sans aucune concertation », les préfets de 25 départements ont validé une charte qui divise par deux les distances de précaution pour pulvériser des pesticides, dénonce Eau et Rivières ce mardi.

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Les distances de sécurité minimales pour la pulvérisation des pesticides à proximité des lieux habités ont dans certains départements été ramenées à 3 m pour les cultures hautes et 5 m pour les cultures basses. | PHILIPPE HUGUEN / AFP

Ouest-France avec AFP. Publié le 07/04/2020 à 20h37

L’association Eau et Rivières de Bretagne a dénoncé ce mardi 7 avril 2020 une décision scandaleuse des préfets de 25 départements qui, en pleine crise sanitaire, viennent, affirme-t-elle, de valider une charte de la FNSEA réduisant les zones de protection envers les riverains dans l’usage des pesticides.

En pleine crise sanitaire, sans aucune concertation, au moment même où Air Breizh, l’agence de contrôle de la qualité de l’air, alerte sur les émissions d’ammoniac « qui proviennent des élevages de porcs, bovins et volailles », les préfets de tous les départements bretons valident une charte qui divise par deux les distances de précaution pour pulvériser des pesticides, dénonce dans un communiqué Eau et Rivières.

L’association de défense de l’environnement précise qu’au total, sur le plan national, 25 préfets ont pris des décisions similaires.

3 m pour les cultures hautes, 5 m pour les cultures basses

Selon l’arrêté pesticides du 27 décembre, jugé insuffisant pour la protection des riverains, les distances de sécurité minimales pour la pulvérisation des pesticides à proximité des lieux habités ont été fixées à 5 m pour les cultures basses, type maraîchage, et à 10 m pour les cultures hautes, rappelle Eau et Rivières.

Le premier avril, 25 départements, dont tous les départements bretons, ont accepté les chartes élaborées par la FNSEA (syndicat agricole majoritaire, nldr) qui réduisent ces distances à 3 m pour les cultures hautes et 5 m pour les cultures basses, dénonce l’association.

Eau et Rivières demande qu’en cette période d’épidémie grave, soit suspendue la décision scandaleuse de valider ainsi des chartes qui auront des conséquences négatives sur la santé. Il sera temps, après la grave crise sanitaire actuelle, de savoir s’il faut diviser par deux les distances de sécurité pour épandage de pesticides ou les augmenter sensiblement comme le souhaitent toutes les associations.

Vers la sortie complète des pesticides

Pour Eau et Rivières de Bretagne, l’objectif reste la sortie complète des pesticides dans les plus brefs délais en accompagnant les agriculteurs dans cette démarche.

Eau et Rivières rappelle avoir déposé un recours devant le conseil d’État avec huit autres associations contre l’arrêté du 27 décembre, le jugeant très insuffisant pour assurer la protection des riverains des expositions aux pulvérisations de pesticides.

Suivi par de nombreux maires, le maire de Langouët (Ille-et-Vilaine), Daniel Cueffe, qui ne se représentait pas aux dernières municipales, avait pris en mai dernier un arrêté, cassé en justice, interdisant l’utilisation de produits phytopharmaceutiques à une distance inférieure à 150 mètres de toute parcelle cadastrale comprenant un bâtiment à usage d’habitation ou professionnel.

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Jean-René Larnicol

Tel 06 99 92 97 11

 

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Publié le 09/04/2020 14:13  |     |
 
  

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